image du film.LES COMPRESSIONS DE GÉRARD COURANT (1995-2024)

Année : 1895. Durée : 55 H

Fiche technique :
Réalisation, conception, effets spéciaux, montage : Gérard Courant (à partir de 849 films de l'histoire du cinéma).
Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Fabrication : Avril 1995 à janvier 2024 à Saint-Maurice (France), Montreuil-sous-Bois (France).
Format : Vidéo.
Cadres : 1,37, 1,66, 1,78, 1,85, 2,35.
Procédés : Noir et blanc et Couleur.
Collection publique : BnF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).

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Les Compressions de Gérard Courant sont la réduction de 25 fois leur durée de 849 films de l'histoire du cinéma, qui vont des films des Frères Lumière aux films d'aujourd'hui. Chaque film est « compressé » à la manière d’une œuvre de César. Mais à la différence du travail de cet artiste qui compressait des objets usuels, les Compression de Gérard Courant compressent un objet artistique !

Le tour de force et le pari de ces Compressions est de fabriquer une compression totale : dans ce film, il ne manque pas un seul plan des films originaux !

LA GENÈSE DES COMPRESSIONS

J’ai eu la chance de découvrir le cinéma à un moment – les années 1950 et 1960 – où il était encore possible d’avoir une vue synthétique du septième art. Je fais sans doute partie de l’une des dernières générations qui a pu accéder à cette vision globale. Je dis « encore possible » car, deux ou trois décennies plus tard, la prolifération des œuvres cinématographiques atteignit une telle ampleur que quiconque désirait posséder cette vision risquait d’être enseveli et submergé par cette masse pléthorique de films.

Évidemment, tout était (un peu) plus facile quand je devins un amateur acharné de cinéma. Les grandes cinématographies dans le monde se limitaient aux seuls cinémas américain, soviétique, italien, allemand, britannique, français et japonais et à quelques cinéastes de génie isolés (Satyajit Ray en Inde, Carl Theodor Dreyer au Danemark, Luis Buñuel au Mexique, Ingmar Bergman en Suède). Même si, à partir des années 1960, grâce à la percée de La Nouvelle Vague et à la technique du Cinéma direct, des nouveaux cinémas se firent une place au soleil et s’offrirent un petit coin de ciel bleu : le Cinema Novo au Brésil, les nouveaux réalismes dans les pays de l'Europe de l’Est (Tchécoslovaquie, Pologne, Hongrie, Allemagne de l’Est et certaines républiques d’U.R.S.S. comme la Georgie), le Free Cinéma en Angleterre, le Cinéma direct québécois, le cinéma indépendant (John Cassavetes, Shirley Clarke) et le cinéma underground (Stan Brakhage, Jonas Mekas, Andy Warhol) américains, la Nouvelle Vague japonaise, etc., cette vision synthétique et globale était toujours réelle et palpable.

Mais à partir du début des années 1990, je constatais un phénomène nouveau : de plus en plus de cinéphiles ne connaissaient pas – ou très peu – l’histoire du cinéma. Et pour cause : le nombre de films réalisés à travers le monde augmentant sans cesse, il devenait de plus en plus difficile, au fil des années, d’avoir cette fameuse vue globale. De plus, avec la disparition programmée des ciné-clubs et de certaines revues spécialisées de cinéma et un recul très net du niveau de qualité de celles qui résistaient, l’apprenti cinéphile n’avait plus les repères suffisants pour se forger une vision claire de l’histoire du cinéma.

D’une part, on réalisait de plus en plus de films dans chaque pays (en France, on était passé d’une cinquante de films par an dans les années 1940 à une centaine dans les années 1950 et à plus de deux cents dans les années 1990) et, d’autre part, le nombre de cinématographies à l’industrie florissante augmenta de manière spectaculaire propulsant chaque année des milliers de films supplémentaires sur le marché. Et je ne parle pas des pratiques cinématographiques parallèles au Système. Elles explosèrent elles aussi : cinémas documentaire, expérimental, militant, institutionnel, publicitaire, scientifique, pornographique, etc. Elles s’ajoutèrent à la quantité toujours plus importante de films qui inondaient les salles commerciales. Sans compter également les téléfilms dont le nombre s’accrut de façon exponentielle grâce à la multiplication des chaînes de télévision.

Résultat : submergé par la production cinématographique, le cinéphile des années 1990 avait beaucoup de peine à s’y retrouver.

Lors de rencontres avec de jeunes cinéphiles, plus d'une fois, je fus étonné que mes interlocuteurs ne connaissaient pas ou très mal les œuvres des maîtres du cinéma muet, tels Auguste et Louis Lumière, Georges Méliès, David Wark Griffith, Carl Theodor Dreyer, Sergueï Eisenstein, Marcel L’Herbier, Jean Epstein, Abel Gance, Buster Keaton, Fritz Lang, Vsevolod Poudovkine, Alexandre Dovjenko, Dziga Vertov, Cecil B. DeMille ou Friedrich Wilhelm Murnau qui étaient, pour ma génération, les bases mêmes du cinéma. (Et je ne parle même pas de cinéastes moins connus comme Léonce Perret, Louis Feuillade, Alice Guy, Émile Cohl, Germaine Dulac, Segundo de Chomón, Charles Tait, Urban Gad, Lotte Reineger ou Jean Durand dont le nom ne leur disait rien ou pas grand chose).

Je compris alors que la catégorie de cinéphiles dont je faisais partie était en train de disparaître. Si en 1990, on connaît de moins en moins ses classiques, qu’en sera-t-il en 2020, en 2050 ou en 2100 ? Et quel remède (si remède il y a) pourrait-on apporter pour arrêter cette hémorragie ?

J’eus alors l’idée de créer un concept qui pourrait donner peut-être envie de découvrir quelques chefs d’œuvre et des films majeurs du passé, de plus en plus souvent ignorés aujourd’hui. L’idée, toute simple, était de compresser des longs métrages (voire parfois aussi des courts métrages) de 1 heure et demie ou 2 heures en un film de 3 à 5 minutes, de faire en sorte que le film entier soit visible en accéléré sans qu’il manqua un seul plan de l’œuvre originale !

Un des fers de lance des Nouveaux réalistes, le sculpteur César, avait bien compressé toutes sortes d’objets dans les années 1960, pourquoi ne serait-il pas alors possible de compresser des films ? Bien sûr, cet artiste de talent compressait des objets usuels, notamment des voitures, alors que je m’attaquais à des œuvres d’art. Mais la différence était insignifiante puisque c’est le geste de réduction qui, ici, prime avant tout.

L’occasion de passer à l’acte se présenta en 1995 lors des célébrations du centenaire du cinéma qui coïncidaient avec les trente ans de l’invention, en 1965, du Super 8 par la firme américaine Kodak. Les rencontres du 8e type de Tours, qui programmaient exclusivement des films réalisés en Super 8 (ou faits à partir de ce format) eurent l’idée de demander à des cinéastes professionnels de concevoir un film dans ce format réduit. Je fis partie des élus, conviés à participer à cet honorable défi. À ma grande surprise, je fus le seul à répondre favorablement à cette demande et je confectionnai alors un hommage à l’année 1965 en compressant un film culte de cette année-là : Alphaville de Jean-Luc Godard. Le film s’appela tout naturellement : Compression Alphaville de Jean-Luc Godard. Le nom du réalisateur figurant toujours après le titre (le plus souvent possible) original du film.

Suite aux réactions plutôt positives du public, j’enchaînais la même année avec les compressions de À bout de souffle de Jean-Luc Godard, The Chimp (Prenez garde au lion) de Laurel et Hardy et Niagara de Henry Hathaway avec Marilyn Monroe. Puis, dans les années 2000, je continuais en compressant des œuvres qui m’étaient chères : Théorème (Pier Paolo Pasolini), La Mort de Maria Malibran (Werner Schroeter), Le Révélateur et Les Hautes solitudes (Philippe Garrel), les films de Guy Debord dont Hurlements en faveur de Sade, fait que de photogrammes noirs et blancs, devenant des clignotements avec l’accélération produite par la compression, Sayat Nova (Sergueï Paradjanov) deux films d'Éric Rohmer peu (Les Jeux de société) ou moins connus (Quatre aventures de Reinette et Mirabelle, film dans lequel je tiens un petit rôle), une quarantaine de vues Lumière et un ensemble important de films avec les cinéastes Buster Keaton (12 films dont Seven Chances et The General), Jean-Luc Godard (25 films dont La Chinoise et Pierrot le fou, etc.) et Marguerite Duras (16 films dont India Song et L’Homme Atlantique) et les actrices Mireille Balin (19 films dont Pépé le Moko et Gueule d’amour), Marilyn Monroe (24 films dont River of No return et The Misfits), Gina Lollobrigida (73 films dont Solomon and Sheba et La romana), Gene Tierney (32 films dont The Ghost and Mrs Muir et Laura) et Brigitte Bardot (22 films dont La Vérité et Vie privée). En tout, plus de 800 compressions ! Série en cours…

La série des Compressions n'est pas seulement une sélection de mes films préférés de l'histoire du cinéma. Ces centaines de Compressions forment surtout une constellation de films qui, plus largement, ont marqué ma vie de cinéaste et de cinéphile ou, plus simplement, ma vie tout court.

Le choix des films compressés répond à aucune règle définie : je pratique aussi bien la politique des auteurs (popularisée par le quintette des « Jeunes Turcs » des Cahiers du cinéma des années 1950, Rohmer-Rivette-Truffaut-Godard-Chabrol) que la politique des acteurs (chère à Luc Moullet). Cette dernière me permet de choisir des films de série B (voire de série Z) seulement parce qu'une star – une Marilyn Monroe, une Brigitte Bardot, une Gina Lollobrigida, un Alain Delon, un James Stewart ou un Jean Gabin – y tient un rôle. Ces stars, en quelque sorte, volent la mise en scène à leur réalisateur. Ce n'est plus seulement un film de Léo Joannon, Michel Boisrond, Gianni Franciolini, Walter Lang, James Parrott ou David Miller mais c'est aussi un film de Mireille Balin, Brigitte Bardot, Gina Lollobrigida, Marilyn Monroe, Laurel et Hardy ou des Marx Brothers. D'une certaine manière, ces stars deviennent co-auteurs des films.

Grâce à cette politique des acteurs, j'ai pu compresser les films des cinéastes cités précédemment et aussi ceux de Léon Mathot, Edmond T. Gréville, Jean Gourguet, Mario Costa, Mario Camerini, Giorgio Bianchi, Roy Ward Baker, Joseph M. Newman, Serge Leroy ou Henry Koster qui n'auraient pas pu faire partie de mon panthéon si j'avais dû les sélectionner selon le seul critère du brio de leur mise en scène ou de la force de leur sujet.

Comme ou l'a vu, il n'y a pas de limitation à un film par cinéaste. Certains sont plus gâtés que d'autres. Si les films des Frères Lumière (44 vues) sont les plus souvent compressés, d'autres cinéastes sont également abonnés aux Compressions. On vient de le voir avec Jean-Luc Godard (25 films), Marguerite Duras (16 films) et Buster Keaton (12 films). Il y aussi Werner Schroeter (13 films), Fritz Lang (9 films), Michelangelo Antonioni, Jacques Becker et Jean Delannoy (7 films), Jean-Pierre Melville, Alain Resnais et Jacques Rivette (6 films), Charlie Chaplin, Georg Wilhelm Pabst, Jean Cocteau, Louis Malle, Alberto Lattuada, Roberto Rossellini, Luigi Comencini, Marcel Carné, Julien Duvivier, Sacha Guitry, Cecil B. DeMille, Alfred Hitchcock et James Benning (5 films), Alice Guy, Sergueï Eisenstein, Luis Buñuel, Jacques Tourneur, Billy Wilder, Claude Autant-Lara, Robert Bresson, Vittorio de Sica, Alessandro Blasetti, Luigi Zampa, Henri-Georges Clouzot, Satyajit Ray, Pier Paolo Pasolini, Valerio Zurlini, Otto Preminger, Yasujiro Ozu, Orson Welles, Federico Fellini, François Truffaut, David Cronenberg, Philippe Garrel et Leos Carax (4 films).

Il n'y a pas non plus de limite au nombre de films compressés ou au nombre d'années de tournage des Compressions. La série s'arrêtera simplement le jour où je ne prendrai plus de plaisir à confectionner ces « petits » films réalisés à partir de grands films.

Parlons un peu technique et petits secrets de fabrication. Mes premières compressions furent un véritable chemin de croix technologique car je filmais image par image (une image par seconde) le film sur un écran de télévision que j’avais préalablement enregistré sur bande vidéo en VHS. Puis, quelques années plus tard, j’améliorai (un peu) mon système en entrant le film à compresser dans un ordinateur et en extrayant une image par seconde que je collais l’une à la suite de l’autre. Bien que plus rapide cette méthode était toujours aussi empirique et sa réalisation fastidieuse. Le calcul est rapide : sur une compression de 3 ou 4 minutes, je devais mettre bout à bout entre 4300 (pour un film de 1 heure et demie) et 5500 (pour un film de 2 heures) images ! Il est certain qu’à ce rythme il m’eût fallu plusieurs vies pour compresser les principaux chefs d’œuvre de l’histoire du cinéma. Enfin, au cours des années 2000, grâce à un logiciel de montage installé sur mon ordinateur, j’ai pu programmer la machine afin qu’elle compresse elle-même, mécaniquement, les films en les réduisant de 25 fois leur durée. Et c’est ainsi que j’ai pu compresser à l’aide de ce système, plus de 800 films.

Ces Compressions posent, bien sûr, de nombreuses questions : un film compressé valorise-t-il le film original et donne-t-il envie de le découvrir ? A-t-on le droit de tripatouiller des œuvres cinématographiques existantes, des chefs d’œuvre de surcroit ? Enfin, pourrait-on décompresser ces films compressés pour leur redonner leur (apparente) forme originelle ?

Je laisserai le spectateur cinéphile répondre à la première question car elle s’adresse, en réalité, directement à lui et il est le seul à pouvoir y répondre.

Quant à la question tabou du droit ou pas de porter un regard critique sur une œuvre en la modifiant et en la transformant, je me contenterai de dire que ce travail existe depuis que l’art est moderne. Qu’on se souvienne de la moustache de Marcel Duchamp dessinée sur la Joconde. Il n’était pas question pour l’inventeur des ready-made de s’approprier l’œuvre de Léonard de Vinci mais, à partir d’une œuvre d’art existante, de réaliser un travail de recréation, de concevoir au niveau esthétique une œuvre nouvelle, totalement différente de l’originale.

Oui, il est possible de décompresser un film compressé pour lui redonner sa durée primitive. Au moment de l’opération de compression, le film a perdu 96 % de ses images et de ses sons et, avec les 4% restantes, l’ordinateur est capable de reconstituer le film en entier. Chaque image est multipliée par 25 et chacune se fond à la fois dans la précédente et dans la suivante, de telle sorte qu’un film décompressé est constitué par un fondu enchaîné perpétuel. J’ai tenté l’expérience avec deux films de Jean-Luc Godard : À bout de souffle (1960) et 2 ou 3 choses que je sais d’elle (1966) qui sont devenus après cette double opération de compression/décompression : À bloc (2008) et Déambulation (2008). Le résultat est surprenant. Si je prends l’exemple de À bout de souffle (devenu, donc, À bloc), on s’aperçoit que le film de Godard a subi un choc rythmique : le mouvement du film a été entièrement repensé, recomposé et retravaillé. Le film de Godard prend un sens nouveau. L’intrigue policière est reléguée au deuxième plan. L’opération chirurgicale, tentée sur le chef d’œuvre de Godard, imprime au film un rythme plus musical et offre au duo Belmondo-Seberg un style plus aérien, plus virevoltant.

Au bout du compte, on s’intéresse plus aux arabesques des personnages se mouvant dans l’espace et à l’histoire d’amour de Michel Poiccard avec Patricia qu’à une histoire policière, somme toute banale.

LA LISTE DES 849 COMPRESSIONS DE GÉRARD COURANT

1895

-Bocal aux poissons rouges de Auguste et Louis Lumière.
-L’Arroseur arrosé de Auguste et Louis Lumière.
-Arroseur et arrosé de Auguste et Louis Lumière.
-Départ en voiture de Auguste et Louis Lumière.

1896

-Nègres dansant dans les rues (Londres) de Auguste et Louis Lumière.
-Danseuses de rues (Londres) de Auguste et Louis Lumière.
-Pont de Westminster (Londres) de Auguste et Louis Lumière.
-Bataille de femmes de Auguste et Louis Lumière.
-Bal espagnol dans la rue (Mexique) de Auguste et Louis Lumière.
-Place du Dôme (Milan) de Auguste et Louis Lumière.
-Cortège au mariage du prince de Naples (Rome) de Auguste et Louis Lumière.
-Pigeons sur la place Saint-Marc (Venise) de Auguste et Louis Lumière.
-Panorama du Grand Canal pris d’un bateau (Venise) de Auguste et Louis Lumière.
-Broadway et Wall Street (New York) de Auguste et Louis Lumière.
-Rue Tverskaïa (Moscou) de Auguste et Louis Lumière.
-August-Brücke (Dresde) de Auguste et Louis Lumière.
-Maréchal-ferrant de Auguste et Louis Lumière.
-Partie de boules de Auguste et Louis Lumière.
-Retour d’une promenade en mer de Auguste et Louis Lumière.
-Bassin des Tuileries de Auguste et Louis Lumière.
-Champs-Élysées de Auguste et Louis Lumière.
-Le Pont Neuf de Auguste et Louis Lumière.
-Concours de boules de Auguste et Louis Lumière.
-Menuisiers de Auguste et Louis Lumière.
-Bonne d’enfants et soldat de Auguste et Louis Lumière.
-Course en sacs de Auguste et Louis Lumière.
-Labourage de Auguste et Louis Lumière.
-Joueurs de cartes arrosés de Auguste et Louis Lumière.
-Déchargement d’un navire de Auguste et Louis Lumière.

1897

-Débarquement de Auguste et Louis Lumière.
-Panorama de l’arrivée à Aix-les-Bains pris du train de Auguste et Louis Lumière.
-Church Street (Liverpool) de Auguste et Louis Lumière.
-Panorama pris du chemin de fer électrique (Liverpool) de Auguste et Louis Lumière.
-Entrée du train en garde de La Ciotat de Auguste et Louis Lumière.
-Bains de mer de Auguste et Louis Lumière.
-Douche après le bain de Auguste et Louis Lumière.
-Entrée d’une noce à l’église de Auguste et Louis Lumière.
-Le faux cul-de-jatte de Auguste et Louis Lumière.
-Transport d’une tourelle par un attelage de soixante chevaux de Auguste et Louis Lumière.
-Attelage d’un camion de Auguste et Louis Lumière.

1898

-La duchesse d’Aoste à l’Exposition (Turin) de Auguste et Louis Lumière.
-Passage d’un tunnel de Auguste et Louis Lumière.

1899

-Le Grand Prix à Paris de Auguste et Louis Lumière.

1900

-La Petite fille et son chat de Auguste et Louis Lumière.

1901

-Barbe bleue de Georges Méliès.

1902

-Le Voyage dans la lune de Georges Méliès.

1903

-Faust et Méphistophélès de Alice Guy.

1904

-Drat That Boy de Robert W. Paul.

1905

-Espagne de Alice Guy.

1906

-L’Émeute de Alice Guy.
-The Story of the Kelly Gang de Charles Tait.

1907

-La Glu de Alice Guy.

1908

-Vive la vie de garçon de Max Linder.
-L'Hôtel du silence de Émile Cohl.

1909

-Le Voyage vers Jupiter de Segundo de Chomón.
-A Corner in Wheat (Le Spéculateur en grains) de David Wark Griffith.

1910

-Le Songe d’un garçon de café de Émile Cohl.
-Afgrunden de Urban Gad.

1911

-L’Automne du cœur de Léonce Perret.

1912

-Le Mystère des roches de Kador de Léon Perret.

1913

-Max fait de la photo de Max Linder.
-Der Student von Prag (L'Étudiant de Prague) de Hanns Heinz Ewers.

1914

-The Rounders (Charlot et Fatty font la bombe) de Charlie Chaplin.

1915

-he Birth of a Nation (Naissance d'une nation) de David W. Griffith.
-Carmen de Cecil B. DeMille.
-Regeneration de Raoul Walsh.

1916

-Joan the Woman (Jeanne d'Arc) de Cecil B. DeMille.

1917

-The Adventurer (Charlot s'évade) de Charlie Chaplin.

1918

-A Dog’s Life (Une vie de chien) de Charlie Chaplin.
-The Heart of Humanity (Pour l'humanité) de Allen Holubar.

1919

-Tih Minh de Louis Feuillade.
-Polikouchka de Alexandre Sanine.

1920

-Der Golem : Wie er in die Welt kam (Le Golem) de Paul Wegener et Carl Boese.
-Das Cabinet des Dr. Caligari de Robert Wiene.

1921

-Fièvre de Louis Delluc.
-La Maison du fantoche de Émile Cohl.
-Im Kampf mit dem Berge (À l'assaut de la montagne) de Arnold Franck.
-Der müde Tod (Les Trois Lumières) de Fritz Lang.

1922

-Phantom (Le Fantôme) de Friederich Wilhelm Murnau.
-Foolish Wives (Folies de femmes) de Erich Von Stroheim.
-Nosferatu, eine Symphonie des Grauens (Nosferatu le vampire) de Friedrich Wilhelm Murnau.
-La Souriante Madame Beudet de Germaine Dulac.

1923

-The Ten Commandments (Les Dix commandements) de Cecil B. DeMille.
-The Three Age (Les Trois Âges) de Buster Keaton et Edward F. Cline.
-Our Hospiality (Les Lois de l'hospitalité) de Buster Keaton et John G. Blystone.
-A Woman of Paris (L'Opinion publique) de Charlie Chaplin.
-Le Retour à la raison de Man Ray.
-Schatten – Eine nächtliche Halluzination (Le Montreur d'ombres) de Arthur Robison.

1924

-Die Nibelungen Partie I : Siegfried (Les Nibelungen 1e partie : La Mort de Siegfried) de Fritz Lang.
-Die Nibelungen Partie II : Kriemhilds Rache (Les Nibelungen 2e partie : La Vengeance de Kriemhild) de Fritz Lang.
-Sherlock Junior de Buster Keaton et John G. Blystone.
-The Navigator (La Croisière du Navigator) de Buster Keaton et Donald Crisp.
-Entr’acte de René Clair.
-Aelita de Iakov Protazanov.

1925

-Skal Aere Din Hustru (Le Maître du logis) de Carl Theodor Dreyer.
-Seven Chances (Les Fiancées en folie) de Buster Keaton.
-Go West (Ma vache et moi) de Buster Keaton.
-Die Freudlose Gasse (La Rue sans joie) de Georg Wilhelm Pabst.
-Ben-Hur: a Tale of the Christ (Ben-Hur) de Fred Niblo.

1926

-Battling Butler (Le Dernier Round) de Buster Keaton.
-The General (Le Mécano de la "General") de Buster Keaton et Clyde Bruckman.
-The Strong Man (L'Athlète incomplet) de Frank Capra.
-Tramp, Tramp, Tramp (Plein les bottes) de Harry Edwards.
-Les Aventures du Prince Ahmed de Lotte Reiniger.
-Emak Bakia de Man Ray.
-Der heilige Berg (La Montagne sacrée) de Arnold Franck.

1927

-La Jeune fille au carton à chapeau de Boris Barnet.
-Sunrise (L'Aurore) de Friedrich Wilhelm Murnau.
-The King of Kings (Le Roi des rois) de Cecil B. DeMille.
-College (Sportif par amour) de Buster Keaton et James W. Horne.
-Longs Pants (Sa dernière culotte) de Frank Capra.
-Three’s a Crowd (Papa d'un jour) de Harry Langdon.
-Anna Karénine de Edmund Goulding.
-Berlin - Sinfonie der Grosstadt (Berlin, symphonie d'une grande ville) de Walther Ruttmann.
-Seventh Heaven (L'Heure suprême) de Frank Borzage.
-Les Derniers jours de Saint-Pétersbourg de Vsevolod Poudovkine.

1928

-Steamboat Bill Jr. (Cadet d'eau douce) de Buster Keaton et Charles Reisner.
-The Cameraman de Buster Keaton et Edward Sedgwick.
-The Chaser de Harry Langdon.
-L’Argent de Marcel L’Herbier.
-La Petite marchande d’allumettes de Jean Renoir.
-La Passion de Jeanne d'Arc de Karl Theodor Dreyer.
-La Maison Troubnaïa de Boris Barnet.
-The Crowd (La Foule) de King Vidor.
-Le Mystère de la Tour Eiffel de Julien Duvivier.
-Street Angel (L'Ange de la rue) de Frank Borzage.
-Études sur Paris de André Sauvage.
-La Coquille et le clergyman de Germaine Dulac.
-The Wind (Le Vent) de Victor Sjöström.

1929

-Finis Terrae de Jean Epstein.
-Spite Marriage (Le Figurant) de Buster Keaton et Edward Sedgwick.
-Die Büchse der Pandora (Loulou) de Georg Wilhelm Pabst.
-Un chien andalou de Luis Buñuel.
-L'Homme à la caméra de Dziga Vertov.
-Das Tagebuch einer Verlorenen (Le Journal d'une fille perdue) de Georg Wilhelm Pabst.
-Lucky Star (L'Isolé) de Frank Borzage.
-Nogent, Eldorado du dimanche de Marcel Carné.
-Frau im Mond (La Femme sur la lune) de Fritz Lang.
-Tempête sur l'Asie de Vsevolod Poudovkine.
-Paris-Cinéma de Pierre Chenal.
-La Ligne générale de Sergueï Eisenstein.
-La Nouvelle Babylone de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg.

1930

-L’Âge d’or de Luis Buñuel.
-Le Sang d’un poète de Jean Cocteau.
-Prix de beauté de Augusto Genina.

1931

-David Golder de Julien Duvivier.
-Frankenstein de James Whale.

1932

-Le Bonheur de Alexandre Medvedkine.
-The Chimp (Prenez garde au lion) de Laurel et Hardy.
-The Box Music (Livreurs, sachez livrer) de Laurel et Hardy.
-One Way Passage (Voyage sans retour) de Tay Garnett.
-Das blaue Licht (La Lumière bleue) de Leni Riefenstahl.

1933

-Don Quichotte de Georg Wilhelm Pabst (version anglaise).
-Don Quichotte de Georg Wilhelm Pabst (version française).
-Le Sexe faible de Robert Siodmak.
-The Invisible Man (L'Homme invisible) de James Whale.
-King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack.
-La Chanson d'une nuit de Anatole Litvak.
-Jofroi de Marcel Pagnol.
-¡Que Viva México! de Sergueï Eisenstein.
-42nd Street (42e Rue) de Lloyd Bacon.

1934

-Si j’étais le patron de Richard Pottier.
-Les Affaires publiques de Robert Bresson.
-On a trouvé une femme nue de Léo Joannon.
-L'Atalante de Jean Vigo.
-Man of Aran (L'Homme d'Aran) de Robert Flaherty.
-The Scarlet Empress (L'Impératrice rouge) de Josef Von Sternberg.

1935

-Tit for Tat (Laurel et Hardy électriciens) de Charley Rogers.
-Mark of the Vampire (La Marque du vampire) de Tod Browning.
-Peter Ibbetson de Henry Hathaway.
-The 39 Steps (Les 39 Marches) de Alfred Hitchcock.

1936

-Le Roman d’un tricheur de Sacha Guitry.
-Mon père avait raison de Sacha Guitry.
-Au bord de la mer bleue de Boris Barnet.
-Jeunes filles de Paris de Claude Vermorel.
-The Devil-Doll (Les Poupées du diable) de Tod Browning.
-Le Mort en fuite de André Berhomieu.
-Une partie de campagne de Jean Renoir.

1937

-Pépé le Moko de Julien Duvivier.
-Gueule d’amour de Jean Grémillon.
-Naples au baiser de feu de Augusto Genina.
-Désiré de Sacha Guitry.
-Vénus de l’or de Jean Delannoy et Charles Méré.
-The Edge of the World (À l'angle du monde) de Michael Powell.
-Regain de Marcel Pagnol.
-Le Roman de Renard de Ladislas et Irène Starewitch.
-Les Maisons de la misère de Henri Storck.

1938

-Olympia Partie I Fest der Völker (Les Dieux du stade) de Leni Riefenstahl.
-Olympia Partie II Fest der Schönheit (Jeunesse olympique) de Leni Riefenstahl.
-Terra di fuoco de Marcel L’Herbier.
-Too Much Johnson de Orson Welles.
-Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque.
-The Lady Vanishes (Une femme disparaît) de Alfred Hitchcock.

1939

-Young Mr. Lincoln (Vers sa destinée) de John Ford.
-Le Jour se lève de Marcel Carné.
-Circonstances atténuantes de Jean Boyer.
-Mr. Smith Goes to Washington (Monsieur Smith au Sénat) de Frank Capra.
-Love Affair (Elle et Lui) de Leo McCarey.

1940

-The Return of Frank James (Le Retour de Frank James) de Fritz Lang.
-L’assedio dell’Alcazar (Les Cadets de l'Alcazar) de Augusto Genina.
-Macao, l’enfer du jeu de Jean Delannoy.
-Menaces de Edmond T. Greville.
-Espoir, sierra de Teruel de André Malraux.
-The Great Dictator de Charlie Chaplin.

1941

-Belle Starr (La Reine des rebelles) de Irving Cummings.
-Sundown (Crépuscule) de Henry Hathaway.
-Tobacco Road (La Route du tabac) de John Ford.
-The Shangai Gesture de Josef von Sternberg.
-Hudson’s Bay (Les Trappeurs de l'Hudson) de Irving Pichel.
-Fromont jeune et Risler aîné de Léon Mathot.
-The Maltese Falcon (Le Faucon maltais) de John Huston.
-L'Assassinat du père Noël de Christian-Jaque.
-Vénus aveugle de Abel Gance.
-High Sierra (La Grande Évasion) de Raoul Walsh.

1942

-Four Men in the Raft (Quatre hommes sur un radeau) de Orson Welles.
-Rings on Her Fingers (Qui perd gagne) de Rouben Mamoulian.
-Son of Fury: The Story of Benjamin Blake (Le Chevalier de la vengeance) de John Cromwell.
-Thunder Birds (Pilotes de chasse) de William A. Wellman.
-China Girl (La Pagode en flammes) de Henry Hathaway.
-Dernier atout de Jacques Becker.
-L’Assassin a peur la nuit de Jean Delannoy.
-La Femme que j’ai le plus aimée de Robert Vernay.
-Haut-le-vent de Jacques de Baroncelli.
-Quattro passi fra le nuvole (Quatre Pas dans les nuages) de Alessandro Blasetti.
-La Nuit fantastique de Marcel L'Herbier.
-Le Mariage de Chiffon de Caude Autant-Lara.
-Cat People (La Féline) de Jacques Tourneur.
-To Be or Not to Be de Ernst Lubitsch.
-Lettres d'amour de Claude Autant-Lara.

1943

-Les Anges du péché de Robert Bresson.
-Ossessione (Les Amants diaboliques) de Luchino Visconti.
-Heaven Can Wait (Le Ciel peut attendre) de Ernst Lubitsch.
-Malaria de Jean Gourguet.
-La Main du diable de Maurice Tourneur.
-Le Val d’enfer de Maurice Tourneur.
-Donne-moi tes yeux de Sacha Guitry.
-Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot.
-Douce de Claude Autant-Lara.
-Le Ciel est à vous de Jean Grémillon.
-L'Éternel retour de Jean Delannoy.
-Münchhausen (Les Aventures fantastiques du baron Münchhausen) de Josef von Báky.

1944

-Ivan le terrible Partie 1 de Sergueï Eisenstein.
-Laura de Otto Preminger.

1945

-Les Dames du bois de Boulogne de Robert Bresson.
-Roma città aperta (Rome, ville ouverte) de Roberto Rossellini.
-A Bell For Adano (Une cloche pour Adano) de Henry King.
-Leave Her to Heaven (Péché mortel) de John Stahl.
-Detour de Edgar George Ulmer.
-Falbalas de Jacques Becker.
-Brief Encounter (Brève rencontre) de David Lean.

1946

-Ivan le terrible Partie 2 de Sergueï Eisenstein.
-L’elisir d’amore de Mario Costa.
-Sciuscià de Vittorio de Sica.
-Paisà de Roberto Rossellini.
-Dragonwyck (Le Château du dragon) de Joseph L. Mankiewicz.
-The Pleasure Seekers (Trois Filles à Madrid) de Jean Negulesco.
-The Razor’s Edge (Le Fil du rasoir) de Edmund Goulding.
-Lucia di Lammermoor de Piero Ballerini.
-Vingt-quatre de la vie d’un clown de Jean-Pierre Melville.
-Un revenant de Christian-Jaque.
-Aquila nera (L'Aigle noir) de Riccardo Freda.
-Il bandito (Le Bandit) de Alberto Lattuada.
-La Belle et la bête de Jean Cocteau.
-The Big Sleep (Le Grand sommeil) de Howard Hawks.
-Child of Divorce de Richard Fleischer.
-Duel in the Sun (Duel au soleil) de King Vidor.
-The Potted Psalm de Sidney Peterson et James Broughton.

1947

-Il delitto di Giovanni Episcopo (Le Crime de Giovanni Episcopo) de Alberto Lattuada.
-L’onorevole Angelina (L'Honorable Angelina) de Luigi Zampa.
-A Man About the House (Un homme dans la maison) de Leslie Arliss.
-The Ghost and Mrs. Muir (L'Aventure de Madame Muir) de Joseph L. Mankiewicz.
-Dangerous Years de Arthur Pierson.
-Le Silence de la mer de Jean-Pierre Melville.
-Fireworks de Kenneth Anger.
-Out of the Past (Pendez-moi haut et court) de Jacques Tourneur.
-Antoine et Antoinette de Jacques Becker.
-Le Printemps de Grigori Alexandrov.
-The Lady from Shanghai (La Dame de Shangaï) de Orson Welles.
-Dreams That Money Can Buy (Rêves à vendre) de Hans Richter.
-Motion Painting No. 1 de Oskar Fischinger.
-Black Narcissus de Michael Powell et Emeric Pressburger.

1948

-Pagliacci (Paillasse) de Mario Costa.
-Follie per l’opera (Une nuit de folie à l'opéra) de Mario Costa.
-Ladri di biciclette (Le Voleur de bicyclette) de Vittorio de Sica.
-La terra trema (La Terre tremble) de Luchino Visconti.
-Germania anno zero (Allemagne année zéro) de Roberto Rossellini.
-La città dolente de Mario Bonnard.
-That Wonderful Urge (Scandale en première page) de Robert B. Sinclair.
-The Iron Curtain (Le Rideau de fer) de William A. Wellman.
-Scudda Hoo ! Scudda Hay (Bagarre pour une blonde) de F. Hugh Herbert.
-Les Dernières vacances de Roger Leenhardt.
-Berlin Express de Jacques Tourneur.
-A Foreign Affair (La Scandaleuse de Berlin) de Billy Wilder.
-L'Aigle à deux têtes de Jean Cocteau.

1949

-Ladies of the Chorus (Les Reines du music-hall) de Phil Karlson.
-Campane a martello (Le Tocsin) de Luigi Zampa.
-La sposa non puo attendere (La Mariée ne peut pas attendre) de Gianni Franciolini.
-Riso amara (Riz amer) de Giuseppe de Santis.
-Cielo sulla palude (La Fille des marais) de Augusto Genina.
-Whirlpool (Le Mystérieux Docteur Korvo) de Otto Preminger.
-Love Happy (La Pêche au trésor) de David Miller.
-Catene (Le Mensonge d'une mère) de Raffaello Matarazzo.
-Rendez-vous de juillet de Jacques Becker.
-Jour de fête de Jacques Tati.
-They Live by Night (Les Amants de la nuit) de Nicholas Ray.
-The Fountainhead (Le Rebelle) de King Vidor.
-Pacific 231 de Jean Mitry.
-She Wore a Yellow Ribbon (La Charge héroïque) de John Ford.

1950

-Cuori senza frontiere (Cœurs sans frontières) de Luigi Zampa.
-Miss Italia de Duilio Coletti.
-Vita da cani (Dans les coulisses) de Mario Monicelli et Steno.
-Stromboli (Terra di Dio) de Roberto Rossellini.
-Luci del varietà (Les Feux du music-hall) de Federico Fellini et Alberto Lattuada.
-Alina (La Fille de la nuit) de Giorgio Pàstina.
-Night and the City (Les Forbans de la nuit) de Jules Dassin.
-Where the Sidewalk Ends (Mark Dixon, détective) de Otto Preminger.
-A Ticket to Tomahawk (Le Petit train du Far West) de Richard Sale.
-All About Eve (Ève) de Joseph L. Mankiewicz.
-The Asphalt Jungle (Quand la ville dort) de John Huston.
-Un chant d'amour de Jean Genet.
-Armored Car Robbery de Richard Fleischer.
-Cronaca di un amore (Chronique d'un amour) de Michelangelo Antonioni.
-Rabbit's Moon de Kenneth Anger.
-Un été généreux de Boris Barnet.
-Domenica d'agosto (Dimanche d'août) de Luciano Emmer.
-Prima comunione comunione (Sa Majesté monsieur Dupont) de Alesandro Blasetti.
-Sunset Boulevard (Boulevard du crépuscule) de Billy Wilder.
-Il cammino della speranza (Le Chemin de l'espérance) de Pietro Germi.
-Destination Moon (Destination... Lune) de Irving Pichel.
-Orphée de Jean Cocteau.
-Gun Crazy (Le Démon des armes) de Joseph H. Lewis.
-Harvey de Henry Koster.

1951

-Achtung ! Banditi ! de Carlo Lizzani.
-Miracolo a Milano (Miracle à Milan) de Vittorio de Sica.
-Enrico Caruso, leggenda di una voce (Caruso, la légende d'une voix) de Giacomo Gentilomo.
-La città si difende (Traqué dans la ville) de Pietro Germi.
-The Mating Season (La Mère du marié) de Mitchell Leisen.
-On the Riviera (Sur la Riviera) de Walter Lang.
-The Secret of Convict Lake (L'Énigme du lac Noir) de Michael Gordon.
-Close to My Heart de William Keighley.
-Amor non ho... però... però de Giorgio Bianchi.
-Home Town Story de Arthur Pierson.
-Let’s Make it Legal (Chéri, divorçons) de Richard Sale.
-As Young as You Feel (Rendez-moi ma femme) de Harmon Jones.
-Love Nest (Nid d'amour) de Joseph M. Newman.
-Traité de bave et d’éternité de Isidore Isou.
-Anna de Alberto Lattuada.
-Le Film est déjà commencé ? de Maurice Lemaître.
-L'Anticoncept de Gil Joseph Wolman.
-The Day the Earth Stood Still (Le Jour où la Terre s'arrêta) de Robert Wise.
-On Dangerous Ground (La Maison dans l'ombre) de Nicholas Ray.
-Guardie e ladri de Mario (Gendarmes et voleurs) Monicelli et Steno.
-L'Idiot de Akira Kurosawa.
-Il Cristo proibito (Le Christ interndit) de Curzio Malaparte.
-Flight to Mars (Destination Mars) de Lesley Selander.

1952

-Hurlements en faveur de Sade de Guy Debord.
-Manina, la fille sans voile de Willy Rozier.
-We're Not Married ! (Sketch avec Marilyn Monroe) (Cinq mariages à l'essai) de Edmund Goulding.
-Don't Bother to Knock (Troublez-moi ce soir) de Ray Ward Baker.
-Fanfan la tulipe de Christian-Jaque.
-Altri tempi (Heureuse époque) de Alessandro Blasetti.
-Les Belles de nuit de René Clair.
-Moglie per una notte (Une femme pour une nuit) de Mario Camerini.
-Totò a colori (Toto en couleurs) de Steno.
-Lo sceicco bianco (Le Cheik blanc) de Federico Fellini.
-Way of a Gaucho (Le Gaucho) de Jacques Tourneur.
-Plymouth Adventure (Capitaine sans loi) de Clarence Brown.
-Casque d'or de Jacques Becker.
-O. Henry’s Full House (sketch : The Cop and the Anthem) (La Sarabande des pantins) de Henry Koster.
-Monkey Business (Chérie, je me sens rajeunir) de Howard Hawks.
-Clash by Night (Le Démon s'éveille la nuit) de Fritz Lang.
-Je l’ai été trois fois de Sacha Guitry.
-Animated Genesis de Joan et Peter Foldes.
-Rancho Notorious (L'Ange des maudits) de Fritz Lang.
-La Fête à Henriette de Julien Duvivier.
-The Narrow Margin (L'Énigme du Chicago Express) de Richard Fleischer.
-Kansas City Confidential (Le Quatrième homme) de Phil Karlson.
-Le Plaisir de Max Ophüls.
-Le Rideau cramoisi de Alexandre Astruc.

1953

-Niagara de Henry Hathaway.
-Gentlemen Prefer Blondes (Les Hommes préfèrent les blondes) de Howard Hawks.
-How to Marry a Millionaire de Jean Negulesco.
-Beat the Devil (Plus fort que le diable) de John Huston.
-La provinciale (La Marchande d'amour) de Mario Soldati.
-Le infedeli (Les Infidèles) de Mario Monicelli et Steno.
-Pane, amore e fantasia de Luigi Comencini.
-I vitelloni de Federico Fellini.
-Never Let Me Go (Ne me quitte jamais) de de Delmer Daves.
-Personal Affair (Une affaire troublante) de Anthony Pelissier.
-Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu.
-La signora senza camelie (La Dame sans camélia) de Michelangelo Antonioni.
-Aida de Clemente Fracassi.
-Hitch-Hiker (Le Voyage de la peur) de Ida Lupino.
-La Môme vert-de-gris de Bernard Borderie.

1954

-Tradita (Haine, Amour et Trahison) de Mario Bonnard.
-River of No Return (Rivière sans retour) de Otto Preminger.
-There's No Business Like Show Business (La Joyeuse parade) de Walter Lang.
-La Pointe courte de Agnès Varda.
-Pane, amore e gelosia (Pain, Amour et Jalousie) de Luigi Comencini.
-La romana (La Belle Romaine) de Luigi Zampa.
-Viaggio in Italia (Voyage en Italie) de Roberto Rossellini.
-Il maestro di Don Giovanni (Le Maître de Don Juan) de Milton Krims.
-Le Grand jeu de Robert Siodmak.
-Boum sur Paris de Maurice de Canonge.
-The Egyptian (L'Égyptien) de Michael Curtiz.
-Black Widow (La Veuve noire) de Nunnaly Johnson.
-Jeanne au bûcher de Roberto Rossellini.
-Andriesh de Sergueï Paradjanov et Yakov Bazelyan.
-Le Congrès des belles-mères de Émile Couzinet.
-Touchez pas au grisbi de Jacques Becker.
-Brigadoon de Vincente Minnelli.
-Ah les belles bacchantes de Jean Loubignac.
-Johnny Guitar de Nicholas Ray.

1955

-Doctor at Sea (Rendez-vous à Rio) de Ralph Thomas.
-L’impératrice Yang Kwei-fei de Kenji Mizoguchi.
-The Seven Year Itch de Billy Wilder.
-La donna più bella del mondo (La Belle des belles) de Robert Z. Leonard.
-The Left Hand of God (La Main gauche du seigneur) de Edward Dmytryk.
-Pather Panchali (La Complainte du sentier) de Satyajit Ray.
-Razzia sur la chnouf de Henri Decoin.
-Kiss me Deadley (En quatrième vitesse) de Robert Aldrich.
-The Night of the Hunter (La Nuit du Chasseur) de Charles Laughton.
-Le amiche (Femmes entre lles) de Michelangelo Antonioni.
-La donna del fiume (La Fille du fleuve) de Mario Soldati.
-Ensayo de un crimen (La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz) de Luis Buñuel.
-Le Mystère Picasso de Henri-Georges Clouzot.
-The Tall T (L'Homme de l'Arizona) de Budd Boetticher.

1956

-Et Dieu créa la femme de Roger Vadim.
-La Mariée est trop belle de Pierre Gaspard-Huit.
-Bus Stop (Arrêt d'autobus) de Joshua Logan.
-Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson.
-Nuit et brouillard de Alain Resnais.
-Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.
-Trapeze de Carol Reed.
-Rentrée des classes de Jacques Rozier.
-A Short Vision de Joan et Peter Foldes.
-Aparajito (L'Invaincu) de Satyajit Ray.
-Invasion of the Body Snatchers (L'Invasion des profanateurs de sépultures) de Don Siegel.
-Forbidden Planet (Planète interdite) de Fred M. Wilcox.
-The Ten Commandments (Les Dix commandements) de Cecil B. DeMille.
-The Wrong Man (Le Faux coupable) de Alfred Hitchcock.
-Des gens sans importance de Henri Verneuil.
-Courte tête de Norbert Carbonnaux.
-The Killing (L'Ultime razzia) de Stanley Kubrick.
-Le Pays d'où je viens de Marcel Carné.
-Bob le flambeur de Jean-Pierre Melville.
-Slightly Scarlet (Deux rouquines dans la bagarre) de Allan Dwan.

1957

-The Prince and the Showgirl (Le Prince et la Danseuse) de Laurence Olivier.
-Le Bel indifférent de Jacques Demy.
-Le Triporteur de Jack Pinoteau.
-The Incredible Shrinking Man (L'Homme qui rétrécit) de Jack Arnold.
-Pyaasa (L'Assoiffé) de Guru Dutt.
-Belle ma povere (Pauvres mais beaux) de Dino Risi.
-3:10 to Yuma (3 h 10 pour Yuma) de Delmer Daves.
-Il grido (Le Cri) de Michelangelo Antonioni.
-Four O'Clock de Alfred Hitchcock.

1958

-En cas de malheur de Claude Autant-Lara.
-Anna di Brooklyn de Vittorio de Sica et Carlo Lastricati.
-Portrait of Gina de Orson Welles.
-Gare centrale de Youssef Chahine.
-Moi, un Noir de Jean Rouch.
-Anticipation of the Night de Stan Brakhage.
-Mon oncle de Jacques Tati.
-A Time to Love and a Time to Die (Le Temps d'aimer et le temps de mourir) de Douglas Sirk.
-Der Tiger von Eschapur (Le Tigre du Bengale) de Fritz Lang.
-Le Beau Serge de Claude Chabrol.
-Fleurs d'équinoxe de Yasujiro Ozu.
-Ni vu, ni connu de Yves Robert.
-Jalsaghar (Le Salon de musique) de Satyajit Ray.
-L'Eau vive de François Villiers.
-Man of the West (L'Homme de l'Ouest) de Anthony Mann.

1959

-Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond.
-Some Like It Hot (Certains l'aiment chaud) de Billy Wilder.
-Hiroshima mon amour de Alain Resnais.
-Solomon and Sheba (Salomon et la Reine de Saba) de King Vidor.
-Never so Few (La Proie des vautours) de John Sturges.
-La Loi de Jules Dassin.
-Babette s’en va-t-en guerre de Christian-Jaque.
-La Femme et le pantin de Julien Duvivier.
-Une simple histoire de Marcel Hanoun.
-Apur Sansar (Le Monde d'Apu) de Satyajit Ray.
-Estate violanta (Été violent) de Valerio Zurlini.
-Imitation of Life (Mirage de la vie) de Douglas Sirk.
-Das Indische Grabmal (Le Tombeau hindou) de Fritz Lang.
-Les Quatre cent coups de François Truffaut.
-Shadows de John Cassavetes.
-Bonjour de Yasujiro Ozu.
-Le Déjeuner sur l'herbe de Jean Renoir.
-Entre Ciel et Terre de Salah Abou Seif.

1960

-À bout de souffle de Jean-Luc Godard.
-La Vérité de Henri-Georges Clouzot.
-Let's Make Love (Le Milliardaire) de George Cukor.
-Le Trou de Jacques Becker.
-The Time Machine (La Machine à explorer le Temps) de George Pal.
-Classe tous risques de Claude Sautet.
-L'avventura de Michelangelo Antonioni.
-Les Yeux sans visage de Georges Franju.
-Peeping Tom (Le Voyeur) de Michael Powell.
-Zazie dans le métro de Louis Malle.
-Contes cruels de la jeunesse de Nagisa Oshima.
-Plein soleil de René Clément.
-Moderato cantabile de Peter Brook.
-Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau.
-I dolci inganni (Les Adolescentes) de Alberto Lattuada.
-The Spellboy (Le Dingue du palace) de Jerry Lewis.

1961

-La Bride sur le cou de Roger Vadim.
-The Misfits de John Huston.
-L’Année dernière à Marienbad de Alain Resnais.
-Go Naked in the World (Volupté) de Ranald MacDougall et Charles Walters.
-Come September (Le Rendez-vous de septembre) de Robert Mulligan.
-Le Petit soldat de Jean-Luc Godard.
-Une femme est une femme de Jean-Luc Godard.
-Accattone de Pier Paolo Pasolini.
-La ragazza con la valigia (La Fille à la valise) de Valerio Zurlini.
-Divorzo all'italiana (Divorce à l'italienne) de Pietro Germi.
-La Fin d'une douce nuit de Yoshishige Yoshida.
-The Day the Earth caught Fire (Le Jour où la Terre prit feu) de Val Guest.
-Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé) de Blake Edwards.
-La notte (La Nuit) de Michelangelo Antonioni.
-Chronique d'un été de Jean Rouch et Edgar Morin.
-The Connection de Shirley Clarke.
-Dadascope de Hans Richter.

1962

-Vie privée de Louis Malle.
-Le Repos du guerrier de Roger Vadim.
-La Source thermale d’Akitsu de Yoshishige Yoshida.
-Something’s Got to Give de George Cukor.
-Vivre sa vie de Jean-Luc Godard.
-La Dérive de Paula Delsol.
-La bellezza di Ippolita (La Beauté d'Hippolyte) de Giancarlo Zagni.
-Advise and Consent (Tempête à Washington) de Otto Preminger.
-Le Doulos de Jean-Pierre Melville.
-Snobs de Jean-Pierre Mocky.
-L'Horrible Docteur Orloff de Jesús Franco.
-La Jetée de Chris Marker.
-Il sorpasso (Le Fanfaron) de Dino Risi.
-Les Petits matins de Jacqueline Audry.
-Cronaca familiare (Journal intime) de Valerio Zurlini.
-Adieu Philippine de Jacques Rozier.
-Le Coeur battant de Jacques Doniol-Valcroze.
-Los 4 Golpes de François Truffaut.
-L'eclisse (L'Éclipse) de Michelangelo Antonioni.
-Le Goût du saké de Yasujiro Ozu.
-Pour la suite du monde de Pierre Perrault et Michel Brault.
-The Three Stooges Meet Hercules (Les Trois Stooges contre Hercule) de Edward Bernds.
-Antoine et Colette de François Truffaut.

1963

-Le Mépris de Jean-Luc Godard.
-Une ravissante idiote de Édouard Molinaro.
-Muriel de Alain Resnais.
-Mare matto (La Mer à boire) de Renato Castellani.
-Vénus impériale de Jean Delannoy.
-Les Carabiniers de Jean-Luc Godard.
-The Birds (Les Oiseaux) de Alfred Hitchcock.
-Sleep de Andy Warhol.
-Trois portraits d'un oiseau qui n'existe pas de Robert Lapoujade.
-Shock Corridor de Samuel Fuller.
-Le Soupirant de Pierre Étaix.
-Le Silence de Ingmar Bergman.
-Jason and the Argonauts (Jason et les Argonautes) de Don Chaffey.
-La noia de Damiano Damiani.
-Twice a Man de Gregory Markopoulos.
-Hallelujah the Hills (Hallelujah les collines) de Adolfas Mekas.
-À tout prendre de Claude Jutra.
-La corruzione (La Corruption) de Mauro Bolognini.
-Le Feu follet de Louis Malle.
-Dementia 13 de Francis Ford Coppola.
-Hitler, connais pas de Bertrand Blier.
-Otto e mezzo (Huit et demi) de Federico Fellini.

1964

-Woman of Straw (La Femme de paille) de Basil Dearden.
-Le bambole (Les Poupées) de Dino Risi, Franco Rossi, Luigi Comencini et Mauro Bolognini.
-Bande à part de Jean-Luc Godard.
-Une femme mariée de Jean-Luc Godard.
-Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy.
-The Fall of the Roman Empire (La Fin de l'Empire romain) de Anthony Mann.
-Prima della rivoluzione de Bernardo Bertolucci.
-Blow Job de Andy Warhol.
-Le Voleur du Tibidabo de Maurice Ronet.

1965

-Alphaville de Jean-Luc Godard.
-Viva Maria de Louis Malle.
-Strange Bedfellows (Étranges compagnons de lit) de Melvin Frank.
-Pierrot le fou de Jean-Luc Godard.
-Paris vu par de Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol.
-Yoyo de Pierre Étaix.
-Ubu Roi de Jean-Christophe Averty.
-Io la conosveco bene (Je la connaissais bien) de Antonio Pietrangeli.
-I pugni in tasca (Les Poings dans les poches) de Marco Bellocchio.
-Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné.
-Quixote de Bruce Baillie.
-Film de Samuel Beckett et Alain Schneider.
-La Vieille dame indigne de René Allio.
-Le Bonheur de Agnès Varda.

1966

-2 ou 3 choses que je sais d’elle de Jean-Luc Godard.
-La Guerre est finie de Alain Resnais.
-Io, io, io... e gli altri (Moi, moi, moi et les autres) de Alessandro Blasetti.
-Le piacevoli notti (Les Nuits facétieuses) de Armando Crispino et Luciano Lucignani.
-Les Sultans de Jean Delannoy.
-Buona sera, Mrs. Campbell de Melvin Frank.
-Masculin féminin de Jean-Luc Godard.
-Made in USA de Jean-Luc Godard.
-The Flicker de Tony Conrad.
-Persona de Ingmar Bergman.
-One Million Years B.C. (Un million d'années avant J.C.) de Don Chaffey.
-Cul-de-sac de Roman Polanski.
-La Lune avec les dents de Michel Soutter.

1967

-À cœur joie de Serge Bourguignon.
-Playtime de Jacques Tati.
-Les Idoles de Marc’O.
-Les Aventures extraordinaires de Cervantes de Vincent Sherman.
-La Chinoise de Jean-Luc Godard.
-Week-end de Jean-Luc Godard.
-Wavelength de Michael Snow.
-Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy.
-The Trip de Roger Corman.
-Giorgobistve (La Chute des feuilles) de Otar Iosseliani.
-David Holzman's Diary de Jim McBride.
-La Terra vista dalla Luna (La Terre vue de la Lune) de Pier Paolo Pasolini.

1968

-Théorème de Pier Paolo Pasolini.
-Le Révélateur de Philippe Garrel.
-William Wilson de Louis Malle.
-Shalako de Edward Dmytryk.
-Sayat Nova de Serguei Paradjanov.
-Argila de Werner Schroeter.
-Neurasia de Werner Schroeter.
-L’Amour fou de Jacques Rivette.
-Je t’aime, je t’aime de Alain Resnais.
-The Private Navy of Sgt. O’Farrell (La Marine en folie) de Frank Tashlin.
-Che cosa sono le nuvole (Que sont les nuages) de Pier Paolo Pasolini.
-2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick.
-The Party de Blake Edwards.
-Détruisez-vous de Serge Bard.
-Ici et maintenant de Serge Bard.
-The Swimmer (Le Plongeon) de Frank Perry.
-Kronik der Anna Magdalena Bach de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.
-Night of the Living Dead (La Nuit des morts-vivants) de George A. Romero.
-Baisers volés de François Truffaut.

1969

-Le Lit de la vierge de Philippe Garrel.
-Les Femmes de Jean Aurel.
-Eika Katappa de Werner Schroeter.
-Un bellissimo novembre (Ce Merveilleux automne) de Mauro Bolognini.
-La morte ha fatto l’uovo (La Mort a pondu un oeuf) de Giulio Questi.
-Détruire, dit-elle de Marguerite Duras .
-Paulina s’en va de André Téchiné.
-Back and Forth de Michael Snow.
-Diairies, Notes and Sketches de Jonas Mekas.
-Deux fois de Jackie Raynal.
-Acéphale de Patrick Deval.
-Vite de Daniel Pommereulle.
-Easy Rider de Dennis Hooper.
-Eros + Massacre de Yoshishige Yoshida.
-Stereo de David Cronenberg.
-Charles mort ou vif de Alain Tanner.
-L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville.
-Le Chagrin et la pitié de Marcel Ophüls.
-Il seme dell'uomo (La Semence de l'homme) de Marco Ferreri.

1970

-L’Ours et la poupée de Michel Deville.
-Piège de Jacques Baratier.
-Der Bomberpilot de Werner Schroeter.
-La Fin des Pyrénées de Jean-Pierre Lajournade.
-Il était une fois un merle chanteur de Otar Iosseliani.
-Bande de cons ! de Roland Lethem.
-Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto (Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon) de Elio Petri.
-Crime of the Future de David Cronenberg.
-Auch Zwerge haben klein Angefangen (Les Nains aussi ont commencé petits) de Werner Herzog.
-Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville.

1971

-Boulevard du rhum de Robert Enrico.
-Warnung voer einer heiligen Nutte (Prenez garde à la sainte putain) de Rainer Werner Fassbinder.
-El hombre de Rio Malo (Les Quatre Mercenaires d'El Paso) de Gene Martin.
-Rendez-vous à Bray de André Delvaux.
-Out 1 : Noli me tangere de Jacques Rivette.
-Les Stances à Sophie de Moshé Mizrahi.
-Macbeth de Werner Schroeter.
-La Région centrale de Michael Snow.
-Sweet Sweetback's Baadasssss Song de Melvin Van Peebles.
-Punishment Park de Peter Watkins.
-Viva la muerte de Fernando Arrabal.
-Duel de Steven Spielberg.
-Les Amis de Gérard Blain.
-Point Blank (Le Point de non-retour) de John Boorman.
-Fata Morgana de Werner Herzog.

1972

-La Mort de Maria Malibran de Werner Schroeter.
-Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel.
-La Salamandre de Alain Tanner.
-Nathalie Granger de Marguerite Duras.
-King, Queen, Knave (Roi, Dame, Valet) de Jerzy Skolimowski.
-Le avventure di Pinocchio de Luigi Comencini (version cinéma).
-Le avventure di Pinocchio de Luigi Comencini (version série TV).
-Quelque part quelqu’un de Yannick Bellon.
-La Vallée de Barbet Schroeder.
-Hôtel Monterey de Chantal Akerman.
-Threshold de Malcolm Le Grice.
-Salomè de Carmelo Bene.
-Solaris de Andrei Tarkovski.
-Le Sang de Jean-Daniel Pollet.
-Heute nach oder nie (Cette nuit ou jamais) de Daniel Schmid.
-Les Arpenteurs de Michel Soutter.
-La prima notte di quiete (Le Professeur) de Valerio Zurlinil.
-La Cicatrice intérieure de Philippe Garrel.
-Psaume rouge de Miklós Jancsó.

1973

-La Société du spectacle de Guy Debord.
-La Maman et la putain de Jean Eustache.
-La Femme du Gange de Marguerite Duras.
-Georges qui ? de Michèle Rozier.
-Projection privée de François Leterrier.
-Le Gang des otages de Édouard Molinaro..
-La Dialectique peut-elle casser des briques ? de René Viénet.

1974

-Les Hautes solitudes de Philippe Garrel.
-Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette.
-Wir Bergler in den Bergen sind eigentlich nicht schuld, dass wir da sind (Ce n'est pas notre faute si nous sommes des montagnards) de Fredi M. Murer.
-Un homme qui dort de Georges Perec et Bernard Queysanne.
-Femmes Femmes de Paul Vecchiali.
-La Paloma de Daniel Schmid.

1975

-L’Ange noir de Werner Schroeter.
-India Song de Marguerite Duras.
-Mariage de Claude Lelouch.
-Maîtresse de Barbet Schroeder.
-Claro de Glauber Rocha.
-Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce 1080 Bruxelles de Chantal Akerman.
-Le Voyage des comédiens de Theo Angelopoulos.
-Central Bazaar de Stephen Dwoskin.
-Falsche Bewegung (Faux mouvement) de Wim Wenders.

1976

-Duelle de Jacques Rivette.
-Jamais plus toujours de Yannick Bellon.
-Sérail de Eduardo de Gregorio.
-Son nom de Venise dans Calcutta désert de Marguerite Duras.
-Monsieur Klein de Joseph Losey.
-Io sono un autarchico (Je suis un autarcique) de Nanni Moretti.
-Double labyrinthe de Maria Klonaris et Katerina Thomadaki.
-Im Lauf der Zeit (Au fil du temps) de Wim Wenders.

1977

-Le Camion de Marguerite Duras.
-Baxter, Vera Baxter de Marguerite Duras.
-The Mighty Peking Man (Le Colosse de Hong Kong) de Ho Meng-hua.
-Hitler, ein Film aus Deutschland (Hitler, un film d'Allemagne) de Hans-Jürgen Syberberg.
-La Bible de Marcel Carné.
-Madame X Eine absolute Herrscherin de Ulrike Ottinger.

1978

-In Girum Imus Nocte et Consumimur Igni de Guy Debord.
-Nel Regno di Napoli (Le Règne de Naples) de Werner Schroeter.
-Alexandrie pourquoi ? de Youssef Chahine.
-Passe ton bac d’abord de Maurice Pialat.
-Cristaux de Teo Hernandez.
-La Femme gauchère de Peter Handke.

1979

-Le Navire Night de Marguerite Duras.
-Aurélia Steiner (Vancouver) de Marguerite Duras.
-Aurélia Steiner (Melbourne) de Marguerite Duras.
-Les Mains négatives de Marguerite Duras.
-Césarée de Marguerite Duras.
-Die Dritte Generation (La Troisième génération) de Rainer Werner Fassbinder.
-La Mémoire courte de Eduardo de Gregorio.
-Ubu et la Grande Gidouille de Jan Lenica.
-Maya de Teo Hernandez.

1980

-Weisse Reise de Werner Schroeter.
-Palermo oder Wolfsburg de Werner Schroeter.
-Le Pont du Nord de Jacques Rivette.
-Permanent Vacation de Jim Jarmusch.
-Ma première brasse de Luc Moullet.

1981

-Agatha et les lectures illimitées de Marguerite Duras.
-L’Homme atlantique de Marguerite Duras.
-Escape from New York (New York 1997) de John Carpenter.
-Subway Riders de Amos Poe.
-Die Reise nach Lyon (Le Voyage à Lyon) de Claudia von Alemann.
-Hatsu-Yume de Bill Viola.

1982

-Il dialogo di Roma de Marguerite Duras.
-Blow Out de Brian de Palma.
-Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio.

1983

-Nostalghia de Andreï Tarkovski.
-Videodrome de David Cronenberg.
-Un film (autoportrait) de Marcel Hanoun.

1984

-Tricheurs de Barbet Schroeder.
-Boy meets Girl de Leos Carax.

1985

-Les Enfants de Marguerite Duras, Jean Mascolo et Jean-Marc Turine.
-Le Soulier de satin de Manoel de Oliveira.
-L'Affaire des divisions Morituri de F.J. Ossang.
-Shoah de Claude Lanzmann.

1986

-Hôtel du paradis de Jana Bokova.
-4 Aventures de Reinette et Mirabelle de Éric Rohmer.

1987

-L’Arbre mort de Joseph Morder.
-Candy Mountain de Robert Franck et Rudy Wurlitzer.

1988

-Les Jeux de société de Éric Rohmer.
-La Bande des quatre de Jacques Rivette.
-La romana (Très belle et trop naïve) de Giuseppe Patroni Griffi.
-Cinq jours en juin de Michel Legrand.
-Histoire(s) du cinéma 1(a) Toutes les histoires de Jean-Luc Godard.

1989

-Souvenirs de la maison jaune de João César Monteiro.
-Otage de Marcel Hanoun.
-Histoire(s) du cinéma 1(b) Une histoire seule de Jean-Luc Godard.

1990

-Close-up de Abbas Kiarostami.
-Tulitikkutehtaan tyttö (La Fille aux allumettes) de Aki Kaurismäki.

1991

-Nord de Xavier Beauvois.
-Malina de Werner Schroeter.

1992

-Parpaillon de Luc Moullet.
-Bad Lieutenant de Abel Ferrara.
-C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde.

1993

-Blue de Derek Jarman.
-Caro Diario de Nanni Moretti.

1994

-Personne ne m’aime de Marion Vernoux.
-Sátántangó (Le Tango de Satan) de Béla Tarr.
-Ed Wood de Tim Burton.

1995

-Les Cent et une nuits de Simon Cinéma de Agnès Varda.
-N’oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois.
-JLG/JLG, autoportrait de décembre de Jean-Luc Godard.
-A Personal Journey with Martin Scorsese Through American Movies de Martin Scorsese.

1996

-La Gran Via de Rita Jones de Joseph Morder.
-Irma Vep de Olivier Assayas.

1997

-Le Goût de la cerise de Abbas Kiarostami.
-Histoire(s) du cinéma 2 (a) Seul le cinéma de Jean-Luc Godard.
-Histoire(s) du cinéma 2 (b) Fatale beauté de Jean-Luc Godard.
-La vita è bella (La Vie est belle) de Roberto Benigni.

1998

-Histoire(s) du cinéma 3(a) La Monnaie de l'absolu de Jean-Luc Godard.
-Histoire(s) du cinéma 3(b) Une vague nouvelle de Jean-Luc Godard.
-Histoire(s) du cinéma 4(a) Le Contrôle de l'univers de Jean-Luc Godard.
-Histoire(s) du cinéma 4(b) Les Signes parmi nous de Jean-Luc Godard.

1999

-Au coeur du mensonge de Claude Chabrol.
-eXistenZ de David Cronenberg.

2000

-Baise-moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi.
-Branca de neve (Blanche-Neige) de João César Monteiro.

2001

-Nonfilm de Quentin Dupieux.

2002

-Bord de mer de Julie Lopes-Curval.
-Deux de Werner Schroeter.
-L'Arche russe de Alexandre Sokourov.
-Uzak de Nuri Bilge Ceylan.
-Naqoyqatsi de Godfrey Reggio.

2003

-Bienvenue au gîte de Claude Duty.
-Toutes ces belles promesses de Jean-Paul Civeyrac.

2004

-13 Lakes de James Benning.
-Ten Skies de James Benning.

2005

-Tentatives de se décrire de Boris Lehman.

2006

-Belle toujours de Manoel de Oliveira.
-Daft Punk's Electroma de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo.

2008

-Nuit de Chien de Werner Schroeter.
-Dead Snow de Tommy Wirkola.
-Zombie Strippers de Jay Lee.
-Philosophie (Pouvoir Visage Responsabilité Mélancolie) de Philippe Truffault.
-Merde de Leos Carax.

2009

-Ocaña La memoria del sol de Juan J. Moreno.
-L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg.

2010

-Les Petits ruisseaux de Pascal Rabaté.

2011

-Box Office 3D – Il film dei film de Ezio Greggio.

2012

-Empire (after Andy Warhol) de Eric Doeringer.
-Holy Motors de Leos Carax.

2013

-BNSF de James Benning.
-Visitors de Godfrey Reggio.

2014

-Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence de Roy Andersson.

2016

-Encore heureux de Benoît Graffin.
-Ambiancé – The Short Trailer de Anders Weberg.
-Journal filmé 1 à 10 de Arnaud de la Cotte.
-Brice de Nice 3 - Film complet en VF de James Huth.

2018

-Outre tombe de Alexandre Mathis.

2020

-On Paradise Road de James Benning.
-From Bakersfield to Mojave de James Benning.
-Campostoria de Pierre Laudijois et Dominique Laudijois.

2021

-Hautes lumières de Philippe Leclert.
-Annette de Leos Carax.

Critique >>>

GÉRARD COURANT NE S'INTÉRESSE PLUS À L'ARTISTE MAIS À L'OEUVRE

Dans la série des Compressions, initiée en 1995, Gérard Courant ne s’intéresse plus à l’artiste mais à l’œuvre, qui devient un objet et un signe culturel au même titre que les produits de la société de consommation compressés par les Nouveaux Réalistes. Avec le sentiment d’appartenir à une cinéphilie en train de disparaître, qui a découvert le cinéma dans les années 1960 avant que ne déferle le flot d’images et de médias, quand il était encore possible d’en avoir une vision synthétique, il entend revisiter les classiques sous forme de digests, condensés, réduits, mais sans qu’il ne manque un seul plan.

Commencée en 1965 par Alphaville de Jean-Luc Godard, créé trente ans plus tôt, la série des Compressions se poursuit. (…) En isolant et en montrant bout à bout une image par seconde de film, Gérard Courant livre une compression de procédé rationnel et systématique, à contre-courant de la perception subjective du film par le spectateur, de « l’expérience esthétique ». La réduction (…) éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelle et collective, qui tendent à isoler quelques images iconiques comme autant de vignettes métonymiques (…) et à dilater la durée de certains passages pour en condenser d’autres. Mettant en évidence la structure de l’œuvre initiale, la compression, dépouillée de tout affect, la donne à voir autrement.

(Judith Revault d’Allonnes, catalogue Chefs-d’œuvre ?, Centre Pompidou-Metz, mai 2010)


GÉRARD COURANT RÉINTERPRÈTE LE CINÉMA

« La réduction éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelles et collectives ». Le spectateur est ainsi plongé dans une expérience – nouvelle – esthétique. C’est de cette expérience que le spectateur peut ainsi se réapproprier l’œuvre et l’appréhender d’une autre manière que la forme initiale qui est ancrée dans la mémoire. Gérard Courant glisse vers une esthétique du déplacement, il recycle, il déplace, il réinterprète le cinéma et repense ainsi le rapport au monde à travers l’art. L’action de l’art constituerait à glisser d’une réalité à une autre, il semblerait que chez Gérard Courant il s’agisse davantage de déplacer une réalité au travers d’un médium spécifique, en l’occurrence ici le cinéma. « Le monde réel » est semble-t-il, chez le cinéaste, le point de départ de toutes ses œuvres, il soustrait la forme de l’espace du « monde réel » pour la disposer dans un espace différent, un espace en modulation.

(Estelle Pajot, L’œuvre filmée de Gérard Courant, Université de Bourgogne, UFR Sciences Humaines et Sociales, Département Histoire de l’Art et Archéologie, sous la direction de Isabelle Marinone, 2014)

 


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