RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DE FRANÇOISE DE PAEPE.

Site Cinérivages, novembre 2000.

Le premier film qui vous a marqué(e), enfant ?

La Grande illusion (Jean Renoir).

Le film qui vous a le plus fait rire ?

Marchands de poisson (Laurel et Hardy).

Une scène comique que vous appréciez spécialement ?

La scène du tunnel dans Parpaillon (Luc Moullet).

Un film qui vous a durablement angoissé(e) ?

Soupçons (Alfred Hitchcock).

Le film qui vous a fait le plus peur ?

Curse of the Demon (Jacques Tourneur).

Le premier émoi érotique au cinéma ? Le premier souvenir ?

Les Mistons (François Truffaut).

Plus récemment ?

Satyricon (Federico Fellini).

S’il faut citer une musique ?

La musique de Jerry Fielding dans Tempête à Washington (Otto Premminger).

Une chanson ?

Pas de chanson.

10 . Une affiche ? Une photo ?

L’affiche de la version sur trois écrans de Napoléon (Abel Gance).

11. Le cinéma, c’est une forêt de beaux visages. Alors, dans ce paysage, quel visage émerge, s’impose ? Masculin ? Féminin ? Quelle silhouette ? Quelle allure ?

Femme : Tina Aumont.
Homme : James Mason.

Si le cinéma était une voix ?

Femme : Madeleine Robinson.
Homme : Jacques Dutronc.

Parfois, le cinéma donne faim. Un souvenir gastronomique ?

Le Cochon (Jean Eustache)

Quel film vous a indigné(e) ? Révolté(e) ?

Tron (Steven Lisberger).

Un film pendant lequel vous vous êtes endormi(e) ?

Le Roi des cons (Claude Confortes).

Un film–choc ? Pire encore, électrochoc ?

La Concentration (Philippe Garrel).

17. Un mélodrame qui vous a fait pleurer ? Disons, qui vous a mis les larmes aux yeux ?

Les Musiciens de Gion (Kenji Mizoguchi).

Dans le registre de l’insoutenable ?

Othon (Jean–Marie Straub et Danièle Huillet).

Un film particulièrement astucieux ?

Couple, regards, positions (Boris Lehman).

20. Une anecdote ? Une histoire vécue, lue, vue ou entendue ? Drôle ? Triste ? Les deux ?

On dit que c’est grâce aux fruits de son salaire d’ouvrier sur un barrage que Jean–Luc Godard a pu produire et réaliser son premier court métrage — sur le dit barrage : Opération béton.

21. Une réplique–culte pour vous. Une phrase même anodine qui nous changera de « t’as de beaux yeux, tu sais » et autre « Atmosphère, atmosphère ».

Dans Les Carabiniers (Jean–Luc Godard), un des protagonistes voyant un personnage affublé d’un chapeau mexicain s’écrie : « J’ai jamais vu un mec si con ! »

22. Le film que vous avez l’impression d’avoir vu le plus souvent ? Sur lequel vous pourriez écrire un livre entier comme l’a fait Tanguy Viel dans son livre Cinéma  (éditions de Minuit, 1999), ouvrage obsessionnel qui narre avec minutie le film labyrinthique de Mankiewicz, Le Limier.

Le Decameron (Pier Paolo Pasolini).

23. Une fausse valeur ? D’hier ? D’aujourd’hui ?

Malgré La Splendeur des Amberson, je dirai l’ogre Orson.

24. Un cinéma national (ou une thématique, ou réalisateur ou un acteur...) qui, actuellement, vous passionne ?

Un cinéma Nation,
un cinéma Passion,
le cinéma du Japon.

25. Un réalisateur préféré ? Et dans son oeuvre, un film favori ? Et dans ce film, une scène ?

Robert Stevenson.
Le Fidèle vagabond.
La scène du con.

26. Un livre écrit par un réalisateur, un acteur, un technicien, un historien du cinéma, un critique ? Étude ? Essai ? Compilation ?

Le livre conçu par Gérard Vaugeois, édité chez Balland, avec les photos plan par plan du film de Jean Renoir : La Grande illusion.

27. Vous vous souvenez d’applaudissements spontanés entendus au cinéma à l’issue d’un film ? Lequel ?

Bande de cons (Roland Lethem).

Un dernier plan inoubliable ?

Le Signe du lion (Éric Rohmer).

29. Une devise cinématographique, un titre par exemple, ou, mieux encore, un titre détourné ?

Filmons.

30. Y a–t–il une question que vous auriez aimé que l’on vous pose ?

Avez–vous déjà filmé un maton ?

 


gerardcourant.com © 2007 – 2017 Gérard Courant. Tous droits réservés.