CLAUDE MELKI.

Cinéma 85, n° 01, supplément au n° 319–320, juillet–août 1985

Celui qui fut l’un des acteurs fétiches de la Nouvelle Vague (version Pollet), le keatonien Claude Melki a connu, ces derniers temps, un chômage forcé et vécu une situation indigne de son immense talent. Jean–Daniel Pollet (dans Pourvu qu’on ait l’ivresse... c’était en 1957) en fit un personnage mythique à la fois anti–héros et gentiment burlesque, emprunté et touchant. Claude Melki fut de toutes les aventures cinématographiques de Jean–Daniel Pollet : le sketch de Rue Saint–Denis dans Paris vu par, L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste et L’Acrobate. Tout cela pour dire que Claude Melki ne tourne presque plus et que son projet, Faut pas rêver, a été refusé par la commission d’avance sur recettes. Mais, plus grave encore : avec son fils, il a été expulsé de son appartement et s’est trouvé sans ressources. Alors, la grande famille du cinéma s’est organisée et une chaîne de solidarité s’est mise en place. Jack Lang, le ministre de la culture, Pierre Moinot, le scénariste, André Feingold, le producteur et Jean Gründler, du Centre National de la Cinématographie viennent de permettre à Claude Melki de conserver son appartement et de se mettre à l’écriture d’un nouveau scénario.

Faut pas rêver ?

 


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