image du film.LE PASSAGER SOLITAIRE (CARNET FILMÉ : 1er janvier 1994 – 31 décembre 1994)

Année : 1994. Durée : 1 H 40'

Fiche technique :
Réalisation, concept, partition sonore, montage : Gérard Courant.
Image : Gérard Courant, Pierre Laudijois (séquence Châteauroux).
Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon.
Interprétation : Laurent Ausset, Jean-Marie Audigier, Jean-Marc Champeau, Jean-Pierre Champeau, Natacha Chevtchenko, Wasthie Comte, Gérard Courant, Dominique Laudijois, Marie Laudijois, Pierre Laudijois, Loudmila Jourkina, Mikhaël Jourkina, Eugeniya Koudrina, Philippe Leclert, Dimitri Lisenbart, Alain Marchand, Emmanuelle Marcelot, Joseph Morder, Sergueï Perchko, Agnès Rabaté, William Rodriguez, François Rosolato, Irina Sakhaltoueva, Didier Serres, Mikhaël Trofimenkov, Elena V. Zaks .
Tournage : Nogent-sur-Marne (France), Paris (France), Saint-Maurice (France), le Vivarais (France), Burzet (France), Les Allymes (France), le Bugey (France), Saint Rambert-en-Bugey (France), Priay (France), col du Cendrier (France), col de la Berche (France), col du Cruchon (France), col de Pisseloup (France), col de Belle-Roche (France), Corcelles (France), Nantua (France), Saint Gengoux-le-National (France), Grasse (France), Lyon (France), L’Isle-sur-Serein (France), Semur-en-Auxois (France), Moscou (Russie), Kiev (Ukraine), Châteauroux (France).
Format de tournage : Cinéma Super 8 mm.
Pellicule : Kodachrome.
Format de diffusion : Vidéo.
Cadre : 1,33.
Procédé : Couleur.
Version : Française, russe.
Collection publique : BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).

Présentation >>>

Le Passager solitaire est une nouvelle dérive à travers mes contrées favorites : le Bugey, le Vivarais, la Bourgogne mais aussi Moscou, Kiev et... Saint-Maurice, en banlieue parisienne où je vis.
Si cette partie des Carnets filmés est fertile en paysages, elle est, cette fois-ci, avare en personnages. À peine avons-nous le temps de découvrir Alain Marchand, Joseph Morder, Jean-Marc et Jean-Pierre Champeau et des amis rencontrés au gré des voyages que le film nous happe pour nous transporter dans les neiges du Jura méridional ou sur les eaux de la Moskova.
Le Passager solitaire et les Carnets filmés en général proposent une conception très personnelle du cinéma qui me tient éloigné de la fiction traditionnelle. Ces Carnets sont au coeur de ce qui détermine mon attitude intellectuelle, esthétique et morale, ce noyau de « forces essentielles » auquel plus qu'à tout je suis attaché.

(Gérard Courant)

Critique >>>

Dans un bureau rempli d'archives inconnues, l'exposition d'un cas étrange de possession. Le possédé ne peut se départir de sa possession si bien qu'il l'emporte avec lui par la fenêtre, dans le vide. L'homme meurt mais ne pouvant reposer en paix, il est condamné à l'errance. Le voici, passager solitaire, à la recherche d'une trace (familiale ?). Pour cela, il lui faut arpenter sans cesse les chemins et les montagnes enneigés. Puis c'est l'été. Derrière des fenêtres bourguignonnes le soleil brille, mais impossibilité d'accéder à l'idéal du généreux été car celui-ci se tient trop au-devant des carreaux. Puis c'est un autre pays idéal (Russie) où l'élan joyeux est unanime mais trompeur car trop collectiviste. Le passager solitaire poursuit donc sa route. Comme le temps presse, il compresse. Car Le passager solitaire possède un étrange pouvoir : celui de faire s'accélérer choses et gens en un rythme endiablé ; ce dont il ne se prive pas car sa quête est parfois longue. Le voyageur solitaire débouche enfin dans une étrange salle noire où se tient une cérémonie secrète. Il s'agit d'initier d'autres passagers solitaires de façon à ce que le fardeau de la quête soit plus équitablement réparti. Et c'est ainsi que d'autres initiés chercheront les « forces essentielles » en consignant leurs propres recherches en d'étranges et uniques carnets filmés.

(Philippe Leclert, 22 octobre 2009)

 


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