image du film.CINÉCABOT (1991-2017)

Année : 1991. Durée : 3' 45 X 7 (27')

Fiche technique :
Réalisation, concept, image : Gérard Courant.
Interprétation : François Bernheim, Gilles Gressard, Brigitte Lahaie, Élisabeth Santacreu, Cathy Vogan, Christian Bosséno, Anne Teyssèdre et les chien(ne)s Café, Obi, Leia, Diva, Gilda, Goguette, Twizzle, Avou, Louco, Bigoudi.
Production : Les Amis de Cinématon, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Lieu de tournage : Paris (France), Sannois (France), Beauche (France), Montgeron (France), Villejuif (France).
Format : Super 8 mm (jusqu'au n°5), Vidéo MiniDV (à partir du n°6).
Pellicule : Kodachrome.
Procédé : Couleur. Muet.
Cadre : 1,33 (ou 4/3).
Première projection publique : 20 janvier 1991, Cinémathèque Française à Paris (France).
Principaux lieux de diffusion :
-Cinémathèque française, Paris (France) 1991.
-Gulf Film Festival, Dubaï (Émirats Arabes Unis) 2011.
-Site YouTube, 2012.
-Site Dailymotion, 2015.

Présentation >>>

Cinécabot est une série cinématographique de portraits filmés qui montre, en un seul plan fixe et muet, une personne et son (ses) chien(s) libres de faire ce qu’ils désirent.

(Gérard Courant)

Cinécabot is a series of one shot portraits between a person and his/her dog(s) interacting together as they please.

(G. C.)

Critique >>>

(...) Troisième surprise : tandis que tant de ceux qui l’avaient précédé ou accompagné dans l’aventure du cinéma expérimental s’arrêtaient ou « trahissaient », Gérard Courant persévérait, et avec, il est vrai, un sens de l’organisation et une efficacité peu communs dans le milieu, construisait une oeuvre, sans concession et déjà notoire, de ciné-artiste. Si je laisse, très injustement et provisoirement, de côté ses longs-métrages contemplatifs et musicaux, et si je me concentre sur ses séries d’(auto)portraits, muets ou parlants, à un, à deux, à trois ou à plus, je vois même que par l’accumulation quantitative, il a passé un seuil qualitatif. Il n’est plus un petit Duchamp obstiné ou un néo-Warhol français, il est autre chose. Au-delà du côté « records » (...), du côté Facteur Cheval construisant un palais de pellicule avec nos trognes et nos mimiques, il impose peu à peu, à lui seul, une figure nouvelle de metteur en scène : celle de l’ordonnateur d’un immense autoportrait collectif. Je dis bien « metteur en scène » et « ordonnateur ». Il affecte de nous laisser faire, de nous laisser nous « mettre en scène », mais la « scène » est ailleurs et c’est lui qui l’ordonne. Discrètement, pour la postérité (s’il y en a une), en tout cas pour les extra-terrestres qui trouveront les bobines après notre disparition. Il se fait le Georges Cravenne du milieu littéraire ou cinématographique de cette fin de siècle, le Saint-Simon visuel de Cannes et de Saint-Germain-des-Prés, de la Sorbonne et de la Closerie des Lilas. Il est et sera, jusqu’à l’an 2000 et au-delà, le maître de nos cérémonies.

(Dominique Noguez, Le Journal du 43, n° 2, décembre 1986)

Films de la série

1. Le chien Café (avec François Bernheim). Fait à Paris (France) le 25 mai 1991 à 14 heures 50

2. Le chien Obi et la chienne Leia (avec Gilles Gressard). Fait à Sannois (France) le 18 juin 1991 à 15 heures

3. Les chiennes Diva et Gilda (avec Brigitte Lahaie). Fait à Beauche (France) le 9 juillet 1991 à 16 heures 45

4. La chienne Goguette (avec Élisabeth Santacreu). Fait à Paris (France) le 24 août 1991 à 17 heures 30

5. La chienne Twizzle (avec Cathy Vogan). Fait à Paris (France) le 3 décembre 1992 à 16 heures 30

6. Les chiens Avou (père) et Louco (fils) (avec Christian Bosséno). Fait à Montgeron (France) le 1er octobre 2013 à 17 heures 20.

7. Le chien Bigoudi (avec Anne Teyssèdre). Fait à Villejuif (France) le 13 décembre 2013 à 19 heures 35.

 


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