image du film.SARASVATI (4ème partie de la Tétralogie LES CHEMINS CINÉTIQUES)

Année : 2014. Durée : 1 H 25'

Fiche technique :
Réalisation, scénario, concept, image, montage : Gérard Courant.
Musique et chansons : Brian Eno, Philip Glass, Marilyn Monroe, Barbra Streisend, John Lennon et Yoko Ono, Richard Wagner.
Fabrication : Juillet 2014 à Montreuil-sous-Bois (France).
Production : Les Amis de Cinématon, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Format : Vidéo.
Procédé : Noir et blanc et Couleur.
Cadre : 4/3.
Dédicace : Le film est dédié à Gene Tierney.
Collections publiques :
-BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
-Cinémathèque de Bourgogne-Jean Douchet, Dijon (France).
Première diffusion publique : 23 juillet 2014, site Dailymotion.

Présentation >>>

À New York, en 1982, avec mes modèles Kristin Kirkconnel et Doreen Canto, j’avais tourné She’s a very nice lady. Ce film ne passa pas inaperçu et fut sélectionné dans des sections parallèles aux festivals de Cannes et de Berlin et connut une petite sortie commerciale en salle.

She’s a very nice lady était un ciné-poème à la gloire d’une star du cinéma : Gene Tierney, personnage noir de mélodrames hollywoodiens en technicolor. Tout le film était pensé, conçu et mis en scène à partir de la représentation de la star Gene Tierney.

Un tiers de siècle plus tard, je n’ai pas réalisé une suite à She’s a very nice lady, mais plutôt une variation ou, pour être plus précis, une transposition de mon film de 1982 : c’est Sarasvati, terminé en 2014.

Grâce aux nouvelles possibilités offertes par la technologie du numérique, j’ai transformé les formes réalistes de She’s a very nice lady en formes abstraites et cinétiques de Sarasvati tout en respectant le rythme et la durée de chaque séquence et de chaque plan du film original.

Ce qui était réaliste – ou hyperréaliste – dans She’s a very nice lady (l’image d’une star hollywoodienne auscultée par ma caméra) est devenu abstrait et cinétique dans Sarasvati. Il n’y a plus de personnages et il n’y a plus de star hollywoodienne : il y a seulement des couleurs et des formes abstraites et cinétiques qui se font et se défont perpétuellement au rythme des musiques de She’s a very nice lady dont la bande-sonore a été entièrement reprise, à la note près, dans Sarasvati.

Au bout du compte, Sarasvati est avant tout une expérience cinétique et psychique alors que She’s a very nice lady, poème sur la représentation de la star hollywoodienne, était essentiellement une expérience sensuelle et mentale.

(Gérard Courant)

 


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