image du film.LES AVENTURES D’EDDIE TURLEY IV

Année : 2014. Durée : 1 H 30'

Fiche technique :
Réalisation, scénario, image, montage : Gérard Courant.
Son : Gérard Courant, Bertrand Bourgoin.
Musique : Jean-Noël Longhi, Jean-Loup Lepagnot, Silvano Balestra, Philippe Klein.
Mixage : Michel Commo.
Production : Les Amis de Cinématon, La Fondation Gérard Courant.
Voix off : Hubert Lucot.
Fabrication : Mai 2014 à Montreuil-sous-Bois (France).
Format : Vidéo.
Cadre : 1,33.
Procédé : Noir et blanc.
Collections publiques :
BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
Cinémathèque de Bourgogne-Jean Douchet, Dijon (France).
Première diffusion publique : 27 mai 2014, Site YouTube.
Dédicace : Le film est dédié à Françoise Michaud.

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SYNOPSIS

Venu des Pays Extérieurs, l’agent secret galactique Eddie Turley visite Moderncity, une cité sans âme et robotisée.

Il mène une enquête confidentielle sur le comportement étrange et inquiétant de ses habitants. Une enquête longue, délicate et dangereuse.

Il rencontre Lola, une jeune femme qui le guide à travers ce no man’s land, puis Akim, un mutant sympathique, traqué par les hommes du Roi.

Moderncity est dominé par un Roi fantomatique et irréel qu’Eddie Turley ne parvient pas à rencontrer.

Eddie Turley se sent de plus en plus menacé par des individus au service d’un ordre supérieur. Il échappe de peu à plusieurs traquenards, mais il est fait prisonnier le jour où il pénètre dans le Palais du Roi. Il réussit à s’enfuir. Mais il sait que ses jours sont en danger.

Grâce à un système savant récemment mis au point par les chercheurs des Pays Extérieurs, Eddie Turley peut subtiliser tous les clichés photographiques pris par le Ministre des Images, l’agent double Mariola. Chaque jour, Eddie Turley envoie des images ainsi détournées dans les Pays Extérieurs par le truchement du satellite espion d’observation Recors. Ces documents sont analysés puis le résultat est aussitôt transmis à Eddie Turley.

L’agent secret subit une série d’événements irrationnels qui le troublent et lui font douter de sa mission.

Il apprend que la Dame du lac conserve les rêves dans les montagnes. Dans quel but ? Il ne le sait pas.

Il se trouve dans un block hous où des adolescents sont enfermés et simulent la vie de la surface avec une petite caméra de cinéma.

Par inadvertance, il entre dans les profondeurs de la terre et se trouve dans la Chambre des Couleurs. Moments angoissants où Eddie Turley se bat avec des couleurs. Il en sort vainqueur.

Mais son travail acharné pour découvrir les dessous de la dérive de ce monde est couronnés de succès. Il découvre que le Roi n’existe pas. À sa place, c’est un ordinateur qui gérait la destinée des hommes. Il détruit l’ordinateur et la population, débarrassée de la tyrannie électronique, est libérée et sort dans les rues pour fêter l’événement.

Eddie Turley et Lola quittent Moderncity et s’envolent pour les Pays Extérieurs.


UNE EXPÉRIENCE CINÉTIQUE

Ce quatrième opus des Aventures d’Eddie Turley n’est pas une suite à celui de 1987 mais plutôt une variation ou, pour être plus précis, une transformation.

Grâce aux nouvelles possibilités offertes par la technologie numérique, j’ai transformé les formes réalistes du premier Aventures d’Eddie Turley en formes abstraites et cinétiques du quatrième tout en respectant le rythme et la durée de chaque séquence et de chaque plan du film original.

Ce qui était réaliste – ou surréaliste – dans Les Aventures d’Eddie Turley (un agent secret galactique qui voyageait dans Moderncity à la recherche d’un Roi fantôme) est devenu abstrait et cinétique dans Les Aventures d’Eddie Turley IV. À l’image, il n’y a plus de personnage et les formes réalistes de Moderncity ont disparu : il y a seulement des formes abstraites et géométriques qui se font et se défont perpétuellement au rythme de de la voix d’Eddie Turley dont la bande-sonore a été entièrement reprise, au mot près, dans Les Aventures d’Eddie Turley IV.

Au bout du compte, le quatrième Edddie Turley est essentiellement une expérience cinétique alors que les précédents Eddie Turley, ciné-poèmes montrant des métropoles déshumanisées, étaient surtout des expériences romanesques.

(Gérard Courant)

 


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