image du film.JEAN SEBERG, PHILIPPE GARREL ET LES HAUTES SOLITUDES (CARNET FILMÉ : 2 mai 1975 – 18 juin 1982)

Année : 1982. Durée : 34'

Fiche technique :
Réalisation, conception, montage, effets spéciaux : Gérard Courant.
Voix : Gérard Courant, Philippe Garrel.
Son : Vincent Jamet, Gérard Courant.
Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 2 mai 1975 à Digne (France) au 18 juin 1982 à Paris (France).
Format de tournage : Cinéma Super 8.
Pellicule : Kodachrome.
Format de diffusion : Vidéo.
Cadre : 1,33.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
Première diffusion publique : 23 février 2014, Site YouTube.
Dédicace : Le film est dédié à Otto Preminger.

Présentation >>>

Jean Seberg, Philippe Garrel et Les Hautes solitudes est composé d’extraits de quatre de mes films sur Philippe Garrel qui concernent son chef d’oeuvre muet Les Hautes solitudes (1974) et sa protagoniste, l’icône de la Nouvelle Vague, Jean Seberg :

-Philippe Garrel à Digne (Premier voyage) (1975).

-Attention poésie (1982).

-L’Art, c’est se perdre dans les châteaux du rêve (1982).

-L’Oeuvre d’art est utile car elle protège notre liberté (1982).

Le film du son est constitué par les captations sonores de nos rencontres, Philippe Garrel et moi. Le film de l’image est l’illustration de ces propos par de nombreuses photographies, affiches, collages et extraits des Hautes solitudes.

(Gérard Courant, 1982)

Critique >>>

UN FILM QUI TIENT DU PSYCHODRAME

Le travail avec Seberg, c’était plutôt par rapport à Godard. Quand je l’ai rencontrée, comme on a parlé de Godard tout de suite, j’ai trouvé intéressant de faire un travail qui échappe à À bout de souffle dans la mesure où c’était quand même très présent sur le tournage.

Et puis, elle est passionnée par l’Actor Studio. Elle me forçait à faire des scènes de l’Actor Studio. Elle me disait : « Demain, je veux bien te faire un plan, mais je t’échange mon plan à condition que tu me joues quelque chose ». Alors, il fallait que je joue un voleur. Je rentrais dans la pièce. Il fallait que je pique mille francs dans son sac et que je sorte en courant. On essayait de faire ça et puis après, j’avais vraiment peur, elle me poursuivait dans l’escalier… Effectivement, je suis rentré assez facilement dans des psychoses. Elle me disait que c’était comme ça qu’ils travaillaient à l’Actor Studio et qu’il fallait travailler de cette manière. Et alors, on a essayé de faire le film comme ça, de faire quelque chose qui tienne du psychodrame et qui serve à délivrer réellement quelque chose.

Comme elle est une star, à un niveau précis, j’étais quand même en observation par rapport à son travail. Peut-être que ce travail lui a été réellement utile parce qu’elle m’a écrit une lettre qui semblait trouver que l’on avait fait un travail positif et important. Ceci dit, elle pense que le film est complètement incompréhensif pour n’importe qui. Évidemment, de Seberg, je suis évidemment plus loin que de mon père ou de Terzieff, de Kalfon qui sont des gens que je vois tous les jours.

(Philippe Garrel, 2 mai 1975)

 


gerardcourant.com © 2007 – 2017 Gérard Courant. Tous droits réservés.