image du film.LE CHEMIN DE RESSON : JOSEPH MORDER REND VISITE À MARCEL HANOUN (CARNET FILMÉ : 7 mai 1999)

Année : 1999. Durée : 44'

Fiche technique :
Réalisation, concept, scénario, montage : Gérard Courant.
Image : Isabelle Fermon.
Assistant-image : Arnaud Mathey-Dreyfus.
Interprétation : Jean-Daniel Bécache, Estelle Courtois, Isabelle Fermon, Arnaud Mathey-Dreyfus, Joseph Morder, Marcel Hanoun, Gérard Courant.
Production : La Fondation Gérard Courant, Les Amis de Cinématon.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 7 mai 1999 à Resson (France).
Format : Vidéo Beta numérique.
Cadre : MorlockScope : 2,35.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BNF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).
Sortie DVD : Avril 2013, éditions L'Harmattan (France).

Présentation >>>

Le Chemin de Resson : Joseph Morder rend visite à Marcel Hanoun est le Carnet filmé de Gérard Courant du 7 mai 1999 qu'il a tourné à Resson, près de Nogent-sur-Seine (France), dans le hameau où habitait Marcel Hanoun.

Cet épisode des Carnets filmés a été réalisé en parallèle au tournage du Journal de Joseph M que Gérard Courant filmait à ce moment-là.

Le film nous présente Marcel Hanoun, compagnon de route de Joseph Morder et de Gérard Courant, ciné-poète utopiste et révolutionnaire.

Ce film a été tourné dans un format inventé par Gérard Courant, le MorlockScope : 2,35.

Critique >>>

ÉMOUVANT

Je viens de découvrir Le Chemin de Resson qui m'a beaucoup émue !

Cela est très drôle avec Joseph et Marcel, j'adore la simplicité et l'humour qui s'en dégage, TOTOmatique-écriture, la beauté des couleurs aux alentours de sa belle maison !

(Marie Faustino, 10 octobre 2012)



UN JOURNAL POÉTIQUE PERMANENT

Un choix issu des Carnets, des Cinématons, des films de Gérard Courant sur Marcel Hanoun.

Gérard Courant élabore un immense travail de mémoire critique, à la fois réflexion sur l'art, oeuvre d'art lui-même - Un journal poétique permanent, archivage des instantanés...

Merci à lui.

(Mediacriticothèque de l'En Dehors, octobre 2012)



HOMMAGE À MARCEL HANOUN

Au risque de se répéter, il faut redire ici à quel point le cinéma de Gérard Courant constituera pour les historiens du futur une mine d'or incroyable. On le constate souvent trop tard, malheureusement lorsque qu'une personnalité finit par disparaître. Il y a peu, c'est encore vers Cinématon que je me suis tourné pour rendre hommage aux regrettés Philipe Bordier (et si on rééditait ses films, soit dit en passant ?) ou Bigas Luna. C'est en 1979 que Marcel Hanoun se fait filmer pour la mythique série de Courant : il y présente un visage paisible, fixant la caméra super 8 en profitant du soleil. A la fin du portrait, il sort un appareil photo et prend quelques clichés de son « filmeur ». (...)

L'un des films les plus intéressants de cette compilation (dans la mesure où je ne l'avais jamais vu) est un épisode des Carnets filmés intitulé : Le chemin de Resson : Joseph Morder rend visite à Marcel Hanoun. Il s'agit, en fait, des rushes tournés pour Le journal de Joseph M . Dans le film, cette rencontre dure, en gros, cinq minutes ; dans le carnet, ces séquences avoisinent les 45 minutes ! Du coup, le spectateur se voit offrir à la fois une belle leçon de cinéma (sur le montage, la manière dont des phrases assemblées dans un autre contexte peuvent prendre un tout autre sens...) mais aussi un très beau document où l'on voit Hanoun raconter des blagues, évoquer son enfance, sa manière d'appréhender les différents formats d'image (il a d'abord commencé classiquement en 35 mm avant de se tourner vers le Super 8 et la vidéo) ou son rapport à la religion. Cet entretien avec Morder est aussi farfelu qu'intéressant dans la mesure où l'on entend à loisir la voix d'un cinéaste bien trop méconnu. (...)

Ainsi s'achève alors un chapitre du journal poétique de Gérard Courant : ces pages qu'il a consacrées à Marcel Hanoun, cinéaste singulier et novateur dont on finira bien un jour par redécouvrir l’œuvre...

(Docteur Orlof, Le Blog du Docteur Orlof, 17 mai 2013)



EMPAREZ-VOUS DE LA LIBERTÉ D'INVENTER POUR INVENTER LA LIBERTÉ

S’il a préféré marcher « libre de toute discipline marchande », le cinéaste Marcel Hanoun, disparu en 2012, n’en a pas moins construit une œuvre unique, forte de plus de quatre-vingts films (en 35 mm, super 8, vidéo…). Martelant qu’« il n’y a plus de format » et que « la plus belle image qui soit, c’est l’image de l’instant », l’auteur d’Une simple histoire (1959) a quitté les « chemins encombrés du cinéma narratif » pour un cinéma buissonnier où l’intime prend forme de « journal filmé ».

L’hommage que lui rend ici Gérard Courant aurait plu à celui qui clamait : « Emparez-vous de la liberté d’inventer pour inventer la liberté. » Dans ce puzzle en images, la pièce maîtresse est constituée par Le Chemin de Resson, rencontre haute en couleur entre Hanoun et Joseph Morder, autre diariste du cinéma. Proche dans sa démarche de Jonas Mekas, qui l’admirait, Hanoun aura pendant plus de cinquante ans fourni les preuves filmées qu’un autre cinéma est possible.

(Philippe Person, Le Monde diplomatique, novembre 2013)


 


gerardcourant.com © 2007 – 2017 Gérard Courant. Tous droits réservés.