image du film.VELO LOVE (CARNET FILMÉ : 1er juillet 1996 – 3 juillet 1996)

Année : 1996. Durée : 1 H 32'

Fiche technique :
Réalisation, concept, montage : Gérard Courant.
Image : Isabelle Fermon.
Son : Gérard Louis-Clément.
Interprétation : Gérard Courant, Pierre Vavasseur, Alain Riou, Luc Moullet, Joseph Morder.
Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 1er au 3 juillet 1996 à Paris (France), Saint-Maurice (France), Dijon (France), Pontailler-sur-Saône (France).
Format : Vidéo Beta.
Cadre : 16/9.
Procédé : Noir et blanc.
Collection publique : BNF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).

Présentation >>>

À l’occasion du tournage de son film Chambéry-Les Arcs entièrement consacré à sa passion du vélo, Gérard Courant a rencontré l’écrivain et journaliste Pierre Vavasseur, le scénariste et journaliste Alain Riou et le cinéaste Luc Moullet avec qui il partage cette passion.

Pierre Vavasseur, du Parisien, invite Gérard Courant à suivre une étape de montagne du Tour de France et Alain Riou, habitué des grands cols des Alpes, propose au cinéaste de faire à vélo avec lui cette même étape quelques jours avant les coureurs.

Gérard Courant demande ensuite conseil à son ami Luc Moullet qui est un expert dans l’escalade des grands cols européens et américains du Nord et du Sud. Moullet s’en donne à coeur joie et raconte quelques anecdotes savoureuses et cocasses qu’il a vécues en Italie, en Espagne et dans les Amériques.

Une séquence burlesque avec le cinéaste Joseph Morder clôt cet épisode des Carnets filmés de Gérard Courant qui est un hymne à son amour du vélo.

Critique >>>

SIDÉRANT DE COMPÉTENCE ET DE NATUREL

Si vous vous posez des questions sur la grandeur du cyclisme, je vous invite à regarder trois films que je vous présente alors que les médias institutionnels crachent une nouvelle fois sur Lance Armstrong. Ils n’ont d’yeux que pour Neil Armstrong. Pas moi. Des candidats pour être le premier à marcher sur la lune, il y en avait des millions. Remporter un Tour de France, c’est autrement plus difficile et Lance Armstrong, lui, en a gagné sept ! Était-ce lui ou non sur le vélo ? Si on met les Tours à la suite, cela fait disons 7 mois à gérer pour conserver la tête. Et de surcroît, il faut rajouter tous les entraînements, les préparations, les privations...

Le voyage dans la lune de Neil Armstrong ne m’a jamais fait rêver une seconde. C’est même un cauchemar de savoir que les hommes sont allés sur la lune.

Connaissez-vous Gérard Courant ?

C’est l’un des cinéastes les plus intéressants de notre époque. Un ton unique. Une bouffée d’air frais. Une enfance éternelle.

Gérard Courant a inventé le Cinématon, entre autres trouvailles cinématographiques.

C’est le dépositaire du cinématographe intelligent, héritier des frères Lumière, de Méliès, de Keaton, de Bresson, de Tati, de Godard, de Rouch, d’Eustache, de Cassavetes, de Rozier, d’Étaix...

Au niveau du documentaire, c’est un puriste absolu. Un Georges Perec de l’image.

Il propose un rythme interdit à la télé depuis la mort de Denise Glaser : celui du temps qui passe.

En marge du Cinéma, Gérard Courant est un amateur éclairé du cyclisme.

Un vrai régal. Son nom pourrait être Gérard Pédalant.

Dans les trois films ci-dessous, on le retrouve tel qu’en lui-même : sidérant de compétence et de naturel dans le premier film (Velo Love). Dans le deuxième (Janine Anquetil, la Dame blonde), il a filmé la merveilleuse Janine Anquetil, femme d’exception. Dans le troisième (Olivier Dazat ou l’amour du vélo), il a posé la caméra au ras du visage d’Olivier Dazat, autre grand réfractaire indispensable.

(Bernard Morlino, Blog de Morlino, 27 août 2012)

 


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