image du film.ABEL FERRARA À LUCCA (CARNET FILMÉ : 7 octobre 2010 – 10 octobre 2010)

Année : 2010. Durée : 1 H 15'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, son, montage : Gérard Courant.
Interprétation : Audrey Bartis, Erica Bernardi, Jacopo Bertelli, Nicola Borrelli, Camilla Cacciari, Philippe Dijon de Monteton, Maximilian Le Cain, Abel Ferrara, Alessandro de Francesco, Donal Foreman, Francesco Giani, Shanyn Leigh, Luca Modena, Angelo Parpinelli, Antonio Pirozzi, Maurizio Vanni, Caterina Vinci.
Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 7 au 10 octobre 2010 à Gênes (Italie), Pise (Italie), Lucca (Italie).
Format : Vidéo Mini-DV.
Cadre : 4/3.
Procédé : Couleur et noir et blanc.
Collections publiques :
-BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
-Cinémathèque de Bourgogne-Jean Douchet, Dijon (France).
Principaux lieux de diffusion :
-Site YouTube, 2012.
-Site Firstpost, 2013.
-Site Dailymotion, 2014.
Prix, récompenses : Classé par l'historienne du cinéma Nicole Brenez parmi les 4 meilleurs films de l'année 2011 pour le référendum de la revue du British Film Institute, Sight & Sound.

Présentation >>>

Abel Ferrara à Lucca, le nouvel épisode des Carnets filmés de Gérard Courant, se déroule en grande partie à Lucca en Italie lors du Lucca Film Festival qui présentait l’intégrale des Cinématons (153 heures) de Gérard Courant et une rétrospective des films du cinéaste américain d’origine napolitaine.

Gérard Courant a arpenté la ville en long et en large, saisit la vie de cette cité magique et filmé certains moments de fête de cette manifestation de cinéma. En particulier, une soirée épique avec Abel Ferrara au cinéma Centrale, lors de la présentation de l’un de ses films où il s’est transformé en chanteur de folk-rock.

Gérard Courant, l’observateur et « mémorisateur de la planète Terre », pour reprendre l’expression de l’écrivain Georges Londeix, enregistre méthodiquement et scrupuleusement la vie de notre époque et de notre monde. Il filme rituellement et obsessionnellement les traces de son vécu.

Cette volonté du cinéaste à montrer coûte que coûte les vestiges de ce vécu sous une forme poétique est aux antipodes du film documentaire habituel : il donne consistance à des choses invisibles par le commun des mortels mais qui sont, grâce à l’œil grossissant de sa caméra, observées à la loupe.

Critique >>>

UN VISAGE PLUS APAISÉ, PLUS SECRET ET PLUS TOUCHANT D'ABEL FERRARA

Abel Ferrara à Lucca est encore un document étonnant sur le séjour qu’effectua en octobre 2010 le cinéaste à Lucca, ville italienne qui organisa une intégrale Cinématon (soit près de 153 heures !). En accéléré, on repère des parties du film qui s’inscriront sans doute dans les œuvres « sérielles » du cinéaste (son plan fixe de la gare ou du cinéma où furent projetés ses films) ; et se mêlent une fois de plus la vie dans ce qu’elle a de plus banale (des plans sur une tasse à café ou sur des pâtisseries) à des instants plus « intenses » (la présentation de l’œuvre par le directeur du musée). Mais le « clou » du spectacle, c’est bien évidemment l’apparition d’Abel Ferrara, également invité à Lucca pour la projection d’un de ses films. Curieusement, même si on l’entendra un peu parler (j’avoue ne pas avoir tout saisi !), on le verra surtout se transformer en chanteur folk-rock et tenter d’enflammer la salle. Même s’il ne s’agit pas d’un Cinématon, Courant parvient ici à saisir une facette inédite et assez attachante de la personnalité filmée. Ferrara se montre à la fois égal à l’image qu’il veut bien donner de cinéaste totalement déjanté mais il montre aussi un autre visage plus apaisé et plus secret qui n’en est que plus touchant.

Pour conclure, il faut répéter que ces Carnets filmés, que l’on regarde avec une fascination qui ne cesse d’augmenter à mesure qu’on les découvre, deviendront à coup sûr une mine d’or pour les historiens du futur. Ce qui pourrait apparaître comme de simples images domestiques (notons toutefois que Gérard Courant possède un vrai sens du cadre et que certains « panoramiques » filés sont impressionnants par leur netteté) deviendra de plus en plus précieux à mesure que les années vont passer.

Cet impressionnant travail d’archivage poétique et méthodique est d’ores et déjà un véritable trésor dont la patine ne va cesser de s’accentuer avec le temps…

(Docteur Orlof, Le Blog du Docteur Orlof, 12 décembre 2010)



ABEL FERRARA ET GÉRARD COURANT, ENFANTS DE L'ESPRIT RÉVOLUTIONNAIRE DE CESARE ZAVATTINI

A simple, modest and faithful record of some moments at the Lucca Film Festival in October 2010, with songs and speeches by Abel Ferrara: trace of the co-presence of two of the greatest contemporary filmmakers, dissident and true sons of Cesare Zavattini’s revolutionary spirit.

(Nicole Brenez, The Year in Review, The Round-up, in Sight & Sound, january 2012)



ABEL FERRARA (AND OTHERS) À LUCCA

Gérard Courant’s diary film Abel Ferrara á Lucca (2010), which chiefly documents the great American filmmaker's public appearances at the 2010 Lucca Film Festival, has been posted on YouTube. Donal Foreman and I are amongst the cast, with Gérard devoting several minutes to a particularly idyllic wander around the town that we shared with him and some other friends.

(Maximilian Le Cain, Blog Maximilian Le Cain, 12 mars 2012)



D'ABEL À GÉRARD

D'Abel à Gérard. Même physique d'acier.

(Vincent Nordon, 29 novembre 2014).

 


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