image du film.JANINE ANQUETIL LA DAME BLONDE (CARNET FILMÉ : 10 juillet 1996)

Année : 1996. Durée : 1 H 18'

Fiche technique :
Réalisation, concept, montage : Gérard Courant.
Image : Isabelle Fermon.
Son : Gérard Louis-Clément.
Interprétation : Janine Anquetil, Gérard Courant.
Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 10 juillet 1996 à Courbevoie (France) à 15 heures.
Format : Vidéo Beta.
Cadre : 16/9.
Procédé : Noir et blanc et couleur.
Collection publique : BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
Première diffusion publique :
11 mars 2012, Site YouTube 2012.
Principaux lieux de diffusion :
Site YouTube 2012.

Présentation >>>

Sous l’œil expert de la caméra de Gérard Courant, Janine Anquetil, la veuve du champion cycliste Jacques Anquetil, quintuple vainqueur du Tour de France (entre 1957 et 1964), raconte la carrière de son mari riche en événements exceptionnels.

Janine Anquetil fut plus que l’épouse d’un coureur au palmarès inégalé. Elle était à la fois sa confidente, son manager et, parfois, son directeur sportif. Dans ce document extrêmement précieux sur l’un des plus grands sportifs du XXème siècle, elle explique, vu de l’intérieur, comment Jacques Anquetil bâtissait ses victoires et préparait ses contre-la-montre et comment il vivait sa rivalité avec Raymond Poulidor, l’éternel second.

Janine Anquetil parle de sa rencontre avec son champion de mari, des angoisses de Maître Jacques et de sa peur de la mort. Elle parle aussi de leur ami, le journaliste Pierre Chany, de l’ancien champion Raphaël Géminiani reconverti en directeur sportif de Jacques Anquetil, de ses adversaires (dont certains étaient aussi ses amis, en dehors des courses) Fausto Coppi, Rik Van Looy, Ercole Baldini, Louison Bobet, Gianni Motta, Charly Gaul et des précieux équipiers que furent Jean Stablinski, Lucien Aimar, Anatole Novak, Jean Rostollan ou Rudi Altig.

À l’opposé de tous les récits d’épouses d’hommes hors du commun, la voix de Janine Anquetil est un document extrêmement rare sur la vie d’un champion et un témoignage insolent de vérité sur une époque – les trente glorieuses – où les hommes et les femmes vivaient dans un monde où tout était possible et où les exploits sportifs faisaient vibrer tout un peuple.

Critique >>>

ANQUETILLEMENT, GRANDE DAME

Si vous vous posez des questions sur la grandeur du cyclisme, je vous invite à regarder trois films que je vous présente alors que les médias institutionnels crachent une nouvelle fois sur Lance Armstrong. Ils n’ont d’yeux que pour Neil Armstrong. Pas moi. Des candidats pour être le premier à marcher sur la lune, il y en avait des millions. Remporter un Tour de France, c’est autrement plus difficile et Lance Armstrong, lui, en a gagné sept ! Était-ce lui ou non sur le vélo ? Si on met les Tours à la suite, cela fait disons 7 mois à gérer pour conserver la tête. Et de surcroît, il faut rajouter tous les entraînements, les préparations, les privations...

Le voyage dans la lune de Neil Armstrong ne m’a jamais fait rêver une seconde. C’est même un cauchemar de savoir que les hommes sont allés sur la lune.

Connaissez-vous Gérard Courant ?

C’est l’un des cinéastes les plus intéressants de notre époque. Un ton unique. Une bouffée d’air frais. Une enfance éternelle.

Gérard Courant a inventé le Cinématon, entre autres trouvailles cinématographiques.

C’est le dépositaire du cinématographe intelligent, héritier des frères Lumière, de Méliès, de Keaton, de Bresson, de Tati, de Godard, de Rouch, d’Eustache, de Cassavetes, de Rozier, d’Étaix...

Au niveau du documentaire, c’est un puriste absolu. Un Georges Perec de l’image.

Il propose un rythme interdit à la télé depuis la mort de Denise Glaser : celui du temps qui passe.

En marge du Cinéma, Gérard Courant est un amateur éclairé du cyclisme.

Un vrai régal. Son nom pourrait être Gérard Pédalant.

Dans les trois films ci-dessous, on le retrouve tel qu’en lui-même : sidérant de compétence et de naturel dans le premier film (Velo Love). Dans le deuxième (Janine Anquetil, la Dame blonde), il a filmé la merveilleuse Janine Anquetil, femme d’exception. Dans le troisième (Olivier Dazat ou l’amour du vélo), il a posé la caméra au ras du visage d’Olivier Dazat, autre grand réfractaire indispensable.

(Bernard Morlino, Blog de Morlino, 27 août 2012)



UN PERSONAJE DE CINE

Gracias a Chambéry-Les Arcs encontré también a Janine Anquetil, la mujer del gran campeón de la época, cinco veces vencedor del Tour de Francia, cuya carrera conozco en todos sus detalles. Hay una secuencia muy emocionante de cinco o seis minutos con ella en Chambéry-Les Arcs donde ella habla de la relación de su marido con la muerte. Y como yo llevaba conmigo un equipo técnico y una excelente operadora, Isabelle Fermon, aproveché para realizar una larga entrevista con Janine Anquetil y hacer una película de 1 hora y 20 minutos. Durante todo ese tiempo, la cámara quedó fija sobre ella. Es muy fuerte y emocionante. Como yo conocía perfectamente la carrera de su marido y ella, por su parte, había seguido todas sus carreras, se trata de un diálogo de alto voltaje. La película se llama Janine Anquetil, la dame blonde (1996). Lo llamé así en homenaje al más grande campeón ciclista (junto a Eddy Merckx) de todos los tiempos, el campeón de los años cincuenta, el campionissimo Fausto Coppi. Coppi se había separado de su mujer, y como en aquel tiempo el divorcio esetaba prohibido en Italia, su nueva compañera estaba obligada a esconderse cuando iba a verle correr. Se ponía en el borde de la carretera, siempre vestida de blanco para que Fausto la reconociera de lejos. La prensa la denominó «la mujer blanca». Janine Anquetil, en los años 50-60, era rubia, muy Marylin, y se le admiraba mucho. Era un personaje de cine.

(Declaraciones recogidas por Nicolas Bohler en Buenos Aires el 21 de abril de 2012. Traducido del francés por Miguel Armas. elumiere.net)



UN PERSONNAGE DE CINÉMA

Grâce à Chambéry-Les Arcs, j’ai aussi rencontré Janine Anquetil, la femme du grand champion de l’époque de mon enfance, cinq fois vainqueur du Tour de France dont je connais la carrière dans les mille détails. Il y a une séquence très émouvante de cinq ou six minutes avec elle dans Chambéry-Les Arcs où elle parle de la relation de son mari avec la mort. Et comme j’avais une équipe technique avec moi et une excellente chef-opératrice, Isabelle Fermon, j’en ai profité pour réaliser un long entretien avec Janine Anquetil et en faire un film d’1 heure 20 minutes. Pendant tout ce temps, la caméra est restée fixée sur elle. C’est très fort et émouvant. Comme je connaissais parfaitement la carrière de son mari et qu’elle, de son côté, avait suivi toutes ses courses il s’en est suivi un dialogue de haute voltige. Le film s’appelle Janine Anquetil, la dame blonde (1996). Je l’ai appelé ainsi en hommage au plus grand champion cycliste (avec Eddy Merckx) de tous les temps, le champion des années cinquante, le compionissimo Fausto Coppi. Coppi s’était séparé de sa femme, et comme en ce temps-là en Italie le divorce était interdit, sa nouvelle compagne était obligée de se cacher quand elle venait le voir courir. Elle se mettait au bord des routes, toujours habillée en blanc afin que Fausto la reconnaisse de loin. La presse l’a surnomma «la dame blanche». Janine Anquetil, à la charnière des années 1950-1960, quant à elle, était blonde, très Marilyn, et on était en admiration devant elle. Elle était un personnage de cinéma.

(Propos recueillis par Nicolas Bohler à Buenos Aires le 21 avril 2012, elumiere.net)



TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT

Bouleversant témoignage, ce dialogue. Il était l'IDOLE de ma jeunesse. C'est le seul coureur que je n'ai jamais rencontré. Ne pas lui avoir serré la main fait partie de mes regrets.

(Gérard Coulange, 13 février 2014)



SOUVENIRS BOULEVERSANTS

Très belle histoire de Jacques Anquetil, bien contée par Janine. Avec tendresse et des souvenirs bouleversants. Vous êtes, Madame, merveilleuse. Merci.

(Klein Robert, YouTube, mai 2016)






 


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