image du film.L'IMPOSSIBLE RETOUR

Année : 2008. Durée : 15'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, son : Gérard Courant.
Interprétation : les habitants de Saint-Marcellin (France).
Musique : Chambre 4 étoiles de Élisa Point.
Production : Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique.
Tournage : 21 septembre 2008 à Saint-Marcellin (France).
Distribution : Les Amis de Cinématon.
Format de tournage : Vidéo Mini-DV.
Cadre : 1,33.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BNF (Bibliothèque Nationale de France), Paris (France).
Principaux lieux de présentation :
Festival Anarchie et Cinéma, Université Populaire de Saint-Denis (France) 2010.
Site YouTube, 2012.
Gérard Courant à Dijon, Université de Dijon, Dijon (France), 2014.

Présentation >>>

« Longtemps, j’ai fait ce rêve » et « Mon rêve prenait fin ici à l’emplacement exact où, enfant, j’avais construit une cabane faite de branchages » sont les deux cartons qui ouvrent et clôturent le film. Entre ces deux inter-titres, le film est une marche à reculons de 14 minutes qui part du kiosque à musique dans le centre-ville de Saint-Marcellin pour grimper sur la colline qui conduit à la promenade de Joud et pour se perdre dans une nature luxuriante.

(Gérard Courant)


Critique >>>

UNE SYMPHONIE DE SA PROPRE VIE

Comme nous avons déjà pu le pressentir, une facette de l’oeuvre de Gérard Courant s’apparente à cette mouvance des symphonies de villes. Il était important de revenir sur le contexte de création de ce genre pour mieux appréhender les travaux de Gérard Courant. Les « symphonies de villes » du cinéaste sont bien plus des portraits d’expressions personnelles, des allégories, des essais personnels que de véritables portraits de villes comme Ruttmann ou Vertov pouvaient les réaliser. Les « symphonies de villes » de Gérard Courant se développent sous deux aspects, le premier étant celui de l’expression personnelle, avec pour exemple son film de 2008, L’Impossible retour. « Longtemps, j’ai fait ce rêve » et « Mon rêve prenait fin ici à l’emplacement exact où, enfant, j’avais construit une cabane faite de branchages » sont les deux cartons qui ouvrent et clôturent le film. Entre ces deux intertitres, le cinéaste effectue une marche – à reculons – de 14 minutes dans les rues du centre-ville de Saint-Marcellin, le conduisant alors à la promenade de Joud pour finir par se perdre dans une nature « luxuriante ». Gérard Courant habita à Saint Marcellin jusqu’à l’âge de neuf ans. Ce portrait qu’il nous offre de la ville de Saint-Marcellin est avant tout une symphonie de sa propre vie, il nous dépeint une forme d’autoportrait. Son travail ici s’apparente au journal filmé du cinéaste mais aussi aux carnets d’esquisses des peintres.

(Estelle Pajot, L’oeuvre filmée de Gérard Courant, Université de Bourgogne, UFR Sciences Humaines et Sociales, Département Histoire de l’Art et Archéologie, sous la direction de Isabelle Marinone, 2014)


 


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