image du film.LA TRAVERSÉE DE LYON (CARNET FILMÉ : 23 août 2019)

Année : 2019. Durée : 1 H 13'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, son : Gérard Courant.
Interprétation : les habitants de Lyon (France).
Production : La Fondation Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 23 août 2019 à Lyon (France).
Format de tournage : Vidéo Eagle 4K.
Cadre : 16/9.
Procédé : Couleur.
Première diffusion publique : Site YouTube, 6 septembre 2019.
Dédicace : Le film est dédié à Édouard Herriot.
Année : 2019.
Durée : 1 heure 13 minutes.

Présentation >>>

La Traversée de Lyon est, en caméra subjective et en un seul plan-séquence d’une heure et quart, une promenade à pied à travers la ville de Lyon. Le film commence sur le quai de la rive gauche du Rhône à hauteur du pont de Lattre de Tassigny et se dirige en direction du Sud de la ville jusqu’au pont Galliéni qu’il traverse pour aller sur la place Carnot. Puis il emprunte la rue Victor Hugo, la place Bellecourt, la rue Émile Zola, la place des Jacobins, le passage de L’Argue, la rue de la République, la rue Édouard Herriot pour se terminer à l’église Saint-Nizier.

Critique >>>

LYON, UNE BELLE TRANCHE DE VIE

J’ai un manteau de fourrure blanc. Mes boucles brunes révèlent mes yeux écarquillés. La lumière m’éblouit. La lumière de Lyon à Noël. Je tiens la main de ma cousine Josy, Tatan Alice et Mémé Céline sourient au photographe. Elles ont autour du cou leur belle fourrure de renard. Elles sont lumineuses. C’est Noël. La ville lumière est illuminée. Je ne vois que la lumière. Je lis toutes les enseignes, aux Galeries Lafayette je prends l’escalator, au Parc de la Tête d’Or, je découvre les éléphants et les girafes, je prends la ficelle jusqu’à Fourvière, place Bellecour je donne à manger aux pigeons, le long du mur de la prison, je pense à eux « les voyous » comme dit Tatan Alice. À Sainte Blandine je pense à cette petite fille dévorée par les lions… et je pleure.

Lions, Lyon, c’est un épisode de mon enfance.

Pour Gérard Courant, Lyon n’est pas qu’un épisode. C’est une belle tranche de vie et toujours, jusqu’à aujourd’hui, il reviendra sur ses pas d’autrefois. La Croix Rousse, les pentes ; Fourvière, le théâtre antique ; le Rhône, l’Hôtel Dieu, la rue de la République… je me perds dans ses pas que pourtant je reconnais. L’ombre du cinéaste se dessine à travers les tags. Le ciel est désespérément bleu en cet été 2019. Il fait si chaud.

Avec Gérard Courant, je déambule dans Lyon sous le soleil d’août 2019, je redécouvre la ville avec lui. La lumière d’août n’est pas celle de décembre. Pourtant la ville est lumière. Définitivement.

(Noëlle Roth, 20 septembre 2019)

 


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