image du film.UNE HEURE À LYON (CARNET FILMÉ : 21 août 2019)

Année : 2019. Durée : 1 H 08'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, son : Gérard Courant.
Interprétation : les habitants de Lyon (France).
Production : La Fondation Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Tournage : 21 août 2019 à Lyon (France).
Format de tournage : Vidéo Nikon Coolpix W100.
Cadre : 4/3.
Procédé : Couleur.
Première diffusion publique : Site YouTube, 5 septembre 2019.
Dédicace : Le film est dédié à Auguste Ollivier.
Année : 2019.
Durée : 1 heure 8 minutes.

Présentation >>>

Une heure à Lyon est, en caméra subjective et en un seul plan-séquence d’une heure, une promenade à pied à travers la ville de Lyon qui commence sur la colline de Fourvière et sa basilique pour se terminer sur l’autre colline lyonnaise, celle de la Croix-Rousse.

Entre ces deux sommets, le film s’enfonce dans le Vieux Lyon en empruntant le chemin des Rosaires, la montée (dans le sens de la descente) des Chazeaux, traverse la place Saint-Jean bordée de la cathédrale du même nom, puis longe le Palais de justice, les bords de Saône qu’il traverse au pont de la Feuillée. Le périple se poursuit par la rue d’Algérie, la célèbre place des Terreaux avec son hôtel de ville et son musée des beaux-arts, les pentes de la Croix de la Croix-Rousse avec sa multitude de marches et escaliers qui nous dirigent sur le plateau de la Croix-Rousse. Le film se termine sur l’esplanade du boulevard de la Croix-Rousse et le Gros Caillou d’origine glacière.

Une heure à Lyon est, depuis 2011 et avec quelques infimes variantes, le 7ème film réalisé sur le même parcours et tourné selon le même principe de plan-séquence.

Critique >>>

LYON, UNE BELLE TRANCHE DE VIE

J’ai un manteau de fourrure blanc. Mes boucles brunes révèlent mes yeux écarquillés. La lumière m’éblouit. La lumière de Lyon à Noël. Je tiens la main de ma cousine Josy, Tatan Alice et Mémé Céline sourient au photographe. Elles ont autour du cou leur belle fourrure de renard. Elles sont lumineuses. C’est Noël. La ville lumière est illuminée. Je ne vois que la lumière. Je lis toutes les enseignes, aux Galeries Lafayette je prends l’escalator, au Parc de la Tête d’Or, je découvre les éléphants et les girafes, je prends la ficelle jusqu’à Fourvière, place Bellecour je donne à manger aux pigeons, le long du mur de la prison, je pense à eux « les voyous » comme dit Tatan Alice. À Sainte Blandine je pense à cette petite fille dévorée par les lions… et je pleure.

Lions, Lyon, c’est un épisode de mon enfance.

Pour Gérard Courant, Lyon n’est pas qu’un épisode. C’est une belle tranche de vie et toujours, jusqu’à aujourd’hui, il reviendra sur ses pas d’autrefois. La Croix Rousse, les pentes ; Fourvière, le théâtre antique ; le Rhône, l’Hôtel Dieu, la rue de la République… je me perds dans ses pas que pourtant je reconnais. L’ombre du cinéaste se dessine à travers les tags. Le ciel est désespérément bleu en cet été 2019. Il fait si chaud.

Avec Gérard Courant, je déambule dans Lyon sous le soleil d’août 2019, je redécouvre la ville avec lui. La lumière d’août n’est pas celle de décembre. Pourtant la ville est lumière. Définitivement.

(Noëlle Roth, 20 septembre 2019)

 


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