image du film.LES QUATRE CITÉS (CARNET FILMÉ : 3 janvier 2019)

Année : 2019. Durée : 1 H 16'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, son : Gérard Courant.
Production : La Fondation Gérard Courant, Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique.
Interprétation : les habitants de Montreuil-sous-Bois, Fontenay-sous-Bois, Vincennes, Paris (France).
Tournage : 3 janvier 2019 à Montreuil-sous-Bois (France), Fontenay-sous-Bois (France), Vincennes (France), Paris (France).
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Format de tournage : Vidéo.
Caméra : Nikon Coolpix W100.
Cadre : 4/3.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BNF (Bibliothèque nationale de France).
Dédicace : Le film est dédié à Ladislas Starewitch.
Année : 2018.
Durée : 1 heure 16 minutes.

Présentation >>>

Les Quatre cités est un épisode des Carnets filmés de Gérard Courant réalisé le 3 janvier 2019. Le film est une marche, en fin d’après-midi, en forme de boucle autour de Montreuil-sous-Bois en passant par Fontenay-sous-Bois, Vincennes et le Bois de Vincennes à Paris.

Cette déambulation commence boulevard Rouget de Lisle à Montreuil-sous-Bois, en face de la poste, puis emprunte la rue du Capitaine Dreyfus, l’avenue Gabriel Péri, le boulevard Jeanne d’Arc, la rue Colmet Lépinay. Cette promenade filmée traverse l’avenue Parmentier et continue à Fontenay-sous-Bois par les rues Passelieu, Coli, Nungesser, Trois territoires et Turpin. À Vincennes, cette errance se poursuit par les rues de la Renardière, Diderot et de la Jarry où nous découvrons la Cité industrielle en cours de démolition. Puis nous prenons la rue Émile Dequen, qui longe cet immense bâtiment, jusqu’à la rue Defrance que nous traversons pour nous diriger vers la rue de la Bienfaisance. De retour à Fontenay, nous empruntons le jardin du Levant, la rue de la Pépinière, nous traversons l’avenue de la Dame blanche pour nous isoler dans le bois de Vincennes (qui dépend administrativement de la commune de Paris) par la rue du Donjon. Nous sortons du Bois par la rue Fayolle (qui sépare Paris et Vincennes), puis nous revenons à Fontenay avec l’avenue des Charmes et la rue de la Bienfaisance. Nous traversons la rue Defrance et continuons par les rues de l’Industrie et Jules Massenet jusqu’à l’avenue de Stalingrad à Fontenay-sous-Bois. À Fontenay, nous prolongeons cette marche dans la rue de l’Avenir, puis dans les rues Trucy et d’Estienne d’Orves. Nous traversons la rue Parmentier pour emprunter la rue Gabriel Péri. À Montreuil, nous poursuivons par les rues Molière, du Capitaine Dreyfus et le boulevard Rouget de Lisle. Notre périple se termine sur la place de la mairie avec la grande roue et les attractions de Noël pour les enfants.

Les Quatre Cités est une prouesse technique : il n’est fait que d’un seul plan-séquence, filmé caméra à la main, d’une durée de 76 minutes.

Critique >>>

LES STRATES

Le jour succède à la nuit et le désordre architectural montre ses causes et son histoire : le village, devenu centre-ville ; Haussmann : le bois de Vincennes « poumon de Paris » et les immeubles dits « de rapport » ; la loi Loucheur : les pavillons ; le style international : les barres et les tours.

L’œil de Courant évoque ces examens médicaux où l’on fait pénétrer dans les artères des caméras inquisitrices. La coloscopie du Dr Courant montre clairement qu’il y a moins de laideur dans une ville « riche » que dans une ville « pauvre ».

(Alain Paucard, 4 février 2019)



LA MÉMOIRE QUI VIT

J’entends les battements de sa mémoire dans ses images. Elle vit, elle circule.

Ses rues, ses gares, ses chambres d’hôtels sont encombrées de souvenirs.

Son cœur palpite, y a-t-il des espoirs perdus qui restent bloqués-là, menaces d’infarctus ?

Au coin de ses yeux aujourd’hui, des graffitis, sur son front, des routes empruntées jusqu’à nulle part, et au sortir de ses poumons, des souffles incontrôlés. Au plus profond de son être, la vie qui s’épanche et laisse s’évader des regrets. A quoi bon les retenir ? Il les partage depuis toujours.

Son cinéma, c’est la projection d’abord. Et avant tout.

Je suis propulsée dans son univers dès la première image. Parfois, je m’y perds. Alors je reviens sur sa route. Retour vers l’amont. Quand s’annonce cet âge que l’on dit « avancé », il ne reste qu’à rembobiner. Reward.

Pourtant, dès qu’une vidéo est disponible, la touche « start » s’impose. Le voyage peut commencer. Gérard m’emmène sur son chemin, c’est parfois un peu le mien, de Saint-Marcellin à Lyon, à Dijon, à Paris, Vincennes, Montreuil.

Son cinéma c’est la vie qui circule, d’un lieu à un autre, d’une émotion à une autre. D’une femme à… pas d’autre femme.

La plage est déserte et les bruits de la ville sont assourdissants.

(Noëlle Roth, 9 février 2019)


 


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